Poème
Merci, petite !
par Claudius POPELIN
Tu n’ouvres plus ta porte, au fond du corridor, Rien qu’au bruit de mes pas, quand je te fais visite, Et tu frétilles d’aise, alors que je le quitte, Comme un moineau captif qui va reprendre essor. Je ne suis pas certain que tu m’aimes encor. Ton regard se détourne et ton sourire hésite. Eh bien ! Tu ne dis mot ? Allons ! merci, petite ; On sait, à n’en douter, que le silence est d’or. Tu parles, à la fin, et tu me réponds : Certes. Je ne puis te cacher que tu me déconcertes : Si le proverbe est vrai, la parole est d’argent. C’est toujours quelque chose, après tout, quand j’y songe. Il ne faut point par trop se montrer exigeant, Et dure vérité vaut moins que doux mensonge.
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