Poème
Mystère ténébreux
par Claudius POPELIN
À Frédéric Plessis Alors que sur le mont, dans la plaine et le vau, La bise pousse au loin la feuille desséchée, Celle-ci ne peut plus, une fois détachée, Remonter à la tige et verdir de nouveau. Quand le sort, dévidant le fragile écheveau, A fait le nœud final, quand la vie est tranchée, L’âme, du corps humain pour toujours arrachée, Ne vient plus le rejoindre au funèbre caveau. Mystère ténébreux ! L’existence n’est-elle Rien qu’une passagère et subite étincelle Entre ces deux néants : le passé, l’avenir ? Faut-il croire que Dieu nous ait permis de naître Sans qu’il nous soit jamais accordé d’assouvir Et l’appétit d’aimer et la soif de connaître !
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