Poème
Nos bons pères anciens
par Claudius POPELIN
Les maîtres de jadis, nos bons pères anciens, Gens simples qui disaient parfois leurs patenôtres, Savaient modestement faire la part aux autres, Sans vouer, comme nous, leurs émules aux chiens. Lorsqu’ils menaient à terme, ô mes concitoyens, Des œuvres qui valaient certainement les vôtres, Ils ne s’estimaient pas grands pontifes, apôtres, Mais tenaient le labeur pour le premier des biens. On ne les voyait point, suivis d’une séquelle Envers et contre tous épousant leur querelle, Prétendre à la moisson totale des lauriers. Ils ne s’adjugeaient pas tous les litres de gloire Et croyaient remporter une belle victoire S’ils étaient reconnus très parfaits ouvriers.
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