Poème
Pax nobiscum
par Claudius POPELIN
Nous différons d’avis sur quelques incidents, Nous avons entre nous certaine dissemblance ; Mais l’Amour est un dieu qui sait, dans sa balance, Maintenir à niveau des cultes dissidents. Vous vivez en dehors, moi je vis en dedans ; Votre vivacité sied à ma nonchalance Et votre gai babil convient à mon silence Quand, rêveur, j’ai grand’peine à desserrer les dents. Si nous nous querellons sans rompre, j’en infère Qu’à tout prendre, ma foi, ce n’est pas une affaire : Car vous êtes charmante et je suis amoureux. Cela pourra durer très longtemps, je suppose. L’important, après tout, c’est que l’on soit heureux, Et l’on brave l’épine alors qu’on veut la rose.
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