Poème
Pendant l’Andante
par Claudius POPELIN
Quand de vos blanches mains, sur l’ivoire sonore Dont elles effaçaient l’éclat immaculé, Le son harmonieux, en notes modulé, Coulait comme un nectar qui jaillit d’une amphore, Mon ivresse, éployant l’aile multicolore D’un subtil idéal, m’emportait, affolé, Loin, bien loin de la Terre, au beau ciel étoilé Du bonheur infini que l’illusion dore. Parce que je rêvais dans les bleus firmaments J’oubliai du réel les tristesses amères. C’est ainsi qu’ils sont faits tous ces esprits d’amants ! Ils s’en vont, empoignant les longs crins des chimères, Sans jamais se douter que l’ardeur de leur vol Ne vise qu’à les voir se briser sur le sol.
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