Poème
Philémon et Baucis
par Claudius POPELIN
De même que vos mains se sont jointes sans cesse, Vos vœux se sont mêlés, sans cesse, à tous moments Vos cheveux ont blanchi dans les mêmes tourments, Vous avez exulté d’une même allégresse. Une même vaillance, une même sagesse Vous ont fait surmonter vos découragements ; Jusqu’au bord de la tombe, en fidèles amants, Vous vous serez chéris d’une égale tendresse. Ah ! pour que le Destin ne vous sépare pas, Quand l’heure sonnera, que l’ange du trépas Vous porte aux régions de lumière inondées Où l’esprit des rêveurs, s’élançant hasardeux Par l’au delà des temps, voit les âmes soudées, Vers l’éternel séjour s’envoler deux à deux.
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