Poème
Primavera
par Claudius POPELIN
Je me suis promené dans l’enclos solitaire Du jardin que, déjà, hante le renouveau. Le bourgeon verdoyant pointe au flanc du rameau, Une senteur nouvelle émane de la terre ; Le merle, que l’hiver contraignait à se taire. Comme un acteur joyeux chante dans le préau ; La tige, sous le poids du léger passereau, Mesure, en balançant, le rythme du mystère, Et la nature en joie, à l’appel du Printemps, S’enivre de soleil. Moi je souffre et j’attends, Alors qu’autour de moi tout me paraît en fête, Que tu viennes, enfin, d’un regard amoureux Illuminer le fond de mon cœur ténébreux, Ce cœur inassouvi d’amant et de poète.
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