Poème
Quand tu m’es apparue
par Claudius POPELIN
Dans le cadre embaumant de tes cheveux d’ébène Ton visage est un lis en sa prime saison, Ta bouche purpurine, à la suave haleine, Est la fleur de grenade en pleine floraison. Quand tu m’es apparue, avec ton port de reine. Dans la douce fraîcheur de l’aube à l’horizon, Ton candide regard a mis mon âme en peine Et ton divin sourire a troublé ma raison. Tiens, vois-tu, si jamais les bonnes grandes fées, Par un acte authentique aux clauses paraphées, Me sacraient, d’aventure, empereur quelque part, Je ferais, aussitôt, deux moitiés de l’empire : La première serait pour payer ton regard, Et la seconde, après, pour payer ton sourire.
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