Poème
Soir d’automne
par Claudius POPELIN
Je la suivais, pensif, sur les herbes du pré, Frôlant discrètement sa longue robe blanche Qui livrait le secret des lignes de sa hanche Aux regards alanguis de Vesper empourpré. Elle allait... et sa main, oiseau d’ivoire ambré, Toute mignonne et douce, échappant de sa manche, D’un geste de statue élevait une branche Qu’elle avait arrachée aux touffes du fourré. La belle indifférente, elle marchait sereine Et ne se doutait pas que la rive était pleine D’effluves embrasés par les folles amours ; Car j’ai bien entendu, moi, sous les feuilles jaunes, Soupirer le dieu Pan et chuchoter les faunes ; Mais ils n’y pensent plus et j’en rêve toujours.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.