Poème
Sur la mort de Baudry
par Claudius POPELIN
À Léon Gérôme Le meilleur de nous tous, hélas ! s’en est allé. Rien ne lui restait plus à faire pour sa gloire. La Renommée avait, sur la stèle d’ivoire, Déjà gravé son nom dans le ciel étoilé. Il était, le bon maître, au labeur attelé Quand il a vu venir à lui la Parque noire. C’en est fait ! Désormais l’éternelle Mémoire Ici-bas veillera sur son tombeau scellé. Ainsi les morts vont vile ! et le rigide archange Qui préside aux destins, décime la phalange. Tenons-nous donc, ami, serrés étroitement, Menons, l’âme hautaine et de crainte affranchie, Notre œuvre jusqu’au bout, et levons fièrement, Comme de vieux soldats, notre tête blanchie.
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