Poème
Sur la mort de Didi
par Claudius POPELIN
Petit griffon blanc La mort aveugle et sourde atteint le front superbe, Sur l’humble également, elle s’appesantit ; Sa dure loi s’impose au grand comme au petit, Et ne distingue pas du chêne ou du brin d’herbe. Sa main vient, chaque jour, éparpiller la gerbe Que la tendresse en nous de ses liens sertit. Rien ne peut apaiser son féroce appétit. Et nul n’est à l’abri de sa morsure acerbe. Hélas ! Didi n’est plus, Didi, griffon charmant, Pauvre chien qui pesait si peu sur cette terre ! Vous le pleurez. Madame, et ne pouvez moins faire. Pourtant considérez que le Destin clément, De la Fidélité s’il vous a pris l’emblème, A laissé près de vous la Fidélité même.
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