Poème
Sur la rivière
par Claudius POPELIN
Par un soir d’été, gagnant la rivière, Nous prîmes tous deux le léger bateau. Je ramais devant. Assise à l’arrière, Tu laissais tremper tes doigts blancs dans l’eau... Lorsque l’astre, enfin, à bout de carrière, Plongea son foyer derrière un coteau, Une larme en feu chargeait ta paupière. J’attachai, muet, la barque au poteau. Nous étions partis sans savoir encore Qu’entre nous l’amour commençait d’éclore ; Mais en revenant nous en étions sûrs. C’est ainsi qu’un jour on voit les abeilles Voltiger auprès des pêches vermeilles, Et l’on s’aperçoit que les fruits sont mûrs,
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