Poème
Sur le Songe de Poliphile
par Claudius POPELIN
À Robert de Bonnières Lorsque Poliphile, amoureux, Va, de décombres en décombres, Poursuivant, aux régions sombres, Un but qui paraît ténébreux, Il t’enseigne, homme aventureux, Ici-bas qui flottes et sombres, Que tu vis au pays des ombres Et que tu n’es qu’un songe creux. Car toute existence est un rêve Plus ou moins court et qui s’achève Dès que l’existence prend fin. Aime donc, si l’amour t’enivre, Bois à ta soif, mange à ta faim, Spectre qui rêves et crois vivre !
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