Poème
Sur une tête à l’aquarelle
par Claudius POPELIN
Amour, cruel archer, au-devant du pourtraict Que de royales mains, d’amprès quelque Aspasie, En un pourfil antique au naturel on traict, Las ! m’a l’esprit brouillé d’estrange frénésie ; Si qu’il m’a tout mon heur et mon repos soustraict, Et m’a rendu captif à cette phantasie Dont je me vais dolent et chestif et défaict En ce poinct qu’à me voir un chascun s’extasie. Çà ! rends ma dame en vie, ou lève mes ennuis, Me muant en ce clou qui pend l’imaige à l’huis. Aussi bien je me sens mourir de ma blessure, Amour ! cruel archer qui m’a faict tel excès Que j’aime une pucelle à qui pas n’est d’accès, Une chimère, un souffle, une ombre, une peincture !
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