Poème
Taïaut !
par Claudius POPELIN
Vingt-cinq ou trente et plus, ils se sont assemblés, Bien montés, bien armés, en habit d’écarlate. Les Allemands au loin seraient-ils signalés, Qu’une mille vertu sur leur visage éclate ? Que font tous ces valets, tous ces chiens découplés, Et ces gaillards portant la trompe à l’omoplate ? Un cerf est l’ennemi ! Courez, chevaux, volez ! C’est la chasse, la chasse où le cœur se dilate ! L’animal effaré tombe tremblant et las. Le plus noble seigneur tire son coutelas ; Et voici, maintenant, le bouquet de la fête : Il va droit au vaincu. Sans se laisser loucher. Il vous l’égorge aussi proprement qu’un boucher Cette belle action se dit : servir la bête.
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