Poème
Théo
par Claudius POPELIN
Plus grave qu’un sachem Théo, dans sa demeure. Fume, avec ses amis, le calumet de paix. Un nuage azuré, suspendu comme un dais. Se balance léger sur les fronts qu’il effleure. lion propos et devis font la chère meilleure, Le hardi paradoxe, à table, aide au palais. Sur la nappe accoudé, ce maître Rabelais Egrène, en discourant, le chapelet de l’heure. Tous ses mots ciselés, au tranchant du savoir, Dans le quartz éternel des onyx et des prases, Constellent, chatoyants, le brocart de ses phrases. Et moi, son hôte, alors, j’ai coutume de voir, Dans la pénombre, autour du cercle des convives, Les Grâces souriant aux Muses attentives.
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