Poème
Væ soli
par Claudius POPELIN
À Auguste Daubrée L’homme, seul, est maudit, sa vie est lamentable. Malheur à qui n’est point doublé d’un être humain. L’égoïste, ici-bas, n’a qu’une joie instable, Et sa félicité n’a pas de lendemain. Malheur à qui s’assied solitaire à sa table. Malheur à qui n’a mis sa main dans une main, A qui n’est généreux, à qui n’est charitable, A qui, sans compagnon, marche par le chemin. Malheur à l’insensé qui jamais ne partage La moisson de son cœur ou de son héritage, Et sur un sort chéri n’a reposé son sort. Soyons amis, soyons amants, soyons apôtres. Celui qui ne vit pas pour quelqu’un n’est qu’un mort Le vrai bonheur n’est fait que du bonheur des autres.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.