Poème
Vita brevis
par Claudius POPELIN
L’existence, ici-bas, est faite de la sorte Que, tournant court ou bien sur nous s’accumulant, Ce nous est un destin toujours équivalent, Et de quelque façon, d’ailleurs, dont on en sorte. Qu’on la perde au malin ou vers le soir, qu’importe ! Avec la tôle blonde, avec le chef branlant, C’est tout un : car ce n’est que l’acte bref ou lent, O mes amis ! d’ouvrir et de fermer la porte. La vie est un éclair dans le ciel noir qui luit ; Ce n’est qu’une étincelle au milieu de la nuit, Qu’un vol rapide, un trait qui passe, un feu de chaume. Que l’on soit Alexandre ou Nestor ou Marceau, Mathusalem, Achille ou l’empereur Guillaume, N’en doutez pas, la tombe est tout près du berceau.
Connectez-vous pour laisser un commentaire.