Poème
Vouloir vivre et savoir mourir
par Claudius POPELIN
À Paul Bourget Sur le sable doux et fin d’une arène L’homme ne va pas en un char assis ; Mais, dans une étroite et frôle carène, Il est le jouet d’un sort indécis. Qu’il s’émeuve ou bien qu’il se rassérène, Il doit, matelot aux nerfs endurcis, Pour doubler l’écueil ou fuir la sirène, Unir le courage à l’esprit rassis. Pousser des hélas ! rêver aux étoiles Au lieu de hisser ou carguer les voiles N’est pas le moyen pour lui d’atterrir. Suspendre l’effort c’est perdre la carte. Gomme sagement l’a dit Bonaparte : « Il faut vouloir vivre et savoir mourir. »
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