Poème
Vous êtes sage
par Claudius POPELIN
Oh oui ! vous êtes sage, aussi que je vous plains ! Vous ne connaissez point ces extases étranges Qui font planer l’esprit aux royaumes des anges Et déborder les cœurs comme des vases pleins. Vous ne connaissez point les doux propos câlins Pendant l’heure passée en de divins échanges, Ni l’ivresse qu’on prend aux joyeuses vendanges De la blanche Aphrodite et des amours malins. Vous ne connaissez point les ardentes étreintes Laissant au souvenir d’éternelles empreintes, Ni les émotions des secrets rendez-vous, Ni les serments jurés dans le brûlant message, Ni les emportements de tous les désirs fous. Aussi que je vous plains, ma chère, d’être sage !
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