Poème
Zoïles
par Claudius POPELIN
Trop souvent des grimauds rédigent des salons, De vagues plumitifs critiquent les ouvrages. L’artiste, le penseur subissent leurs outrages, Les ruches sont en proie au dard de ces frelons. Aristarques faquins et grotesques Solons, A des ratés comme eux ils baillent leurs suffrages, Tandis que des vaillants aux plus mâles courages Par ces pleutres se voient arracher leurs galons. Ils jugent sans appel, satrapes de gazettes, Et leurs décisions sont tranchantes et nettes. Le solennel bourgeois les lit au coin du feu. Se nourrissant ainsi d’esthétiques sévères, Le bourgeois se défend d’admirer, même un peu, Et diffère, en cela, des bonnes gens, ses pères.
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