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Jeu du poème anonyme

Le poème dont l'auteur est à identifier ...

Unique confident de ma nouvelle flamme,
Toi seul que j’ai laissé lire au fond de mon âme,
Toi chez qui mon secret demeure sans danger,
Qui sais comme tu dois me plaindre et me venger,
Ecoute, je te prie, une plainte forcée
Qu’un vif ressentiment arrache à ma pensée.
Celle à qui j’ai donné mon âme à gouverner,
Fait le pis qu’elle peut afin de la damner;
Tous les jours son orgueil contre sa conscience
Par de nouveaux affronts combat ma patience.
Je ne puis plus porter la pesanteur des fers
Que j’ai depuis deux ans honteusement soufferts.
Hélas! quand ma raison remet en ma mémoire
Ce que tu me disais au rivage de Loire,
Lorsqu’avec tant d’honneur et de bon traitement
Tu voulais divertir mon mécontentement,
Je me veux repentir d’avoir été rebelle
A ton opinion quoiqu’elle fût cruelle.
Quoique ce fût m’ôter la lumière du jour,
Tu m’aurais fait plaisir de me guérir d’amour.
Si tu savais combien cela me fait de peine,
Combien cette fureur déguise une âme saine,
Combien cette mollesse enchante la vertu,
Sous quel effort l’esprit y demeure abattu,
Et comment l’honneur même y compatit encore,
Tu maudirais pour moi la beauté que j’adore,
Mais avec qui bientôt je t’oserais jurer
Vivre indifféremment au lieu de l’adorer.
Je sens que ma raison frémit de mes supplices,
Que mon affection se rend à ses malices:
Elle est insupportable en sa légèreté,
Elle a trop peu de soin et trop de liberté,
Elle voit dans mon âme et, sans ouvrir la sienne,
Elle veut posséder absolument la mienne.
Tu sais comment l’amour peut forcer quelquefois
A trahir le devoir et transgresser les lois,
Et que sans le secret de deux esprits fidèles,
Toutes les passions sont un peu criminelles,
Qu’il est bien dangereux de vivre en confident
Avec qui sans dessein nous perd en se perdant.
Caliste, sourde au bruit d’une mauvaise estime,
Cherche des vanités à publier un crime,
M’a quelquefois prié de lui donner des vers
Où tout le monde vit tous nos désirs ouverts,
De lui faire une image où cette humeur lascive,
Après nos derniers jours, parût encore vive.
Vraiment je suis heureux qu’elle m’ait contenté
Par toutes les faveurs que donne une beauté:
Ce souvenir m’en donne une si chère joie
Que mes yeux sont jaloux que personne la voie.
Même à toi qui me vois et dedans et dehors,
Je ne te l’ai point dit sans un peu de remords;
Mais puisqu’elle est d’une âme à ne pouvoir rien taire,
Envers toi ma prudence était peu nécessaire.
Puisque tout est public en cet esprit léger,
Mon secret ne servait qu’à te désobliger,
Ma patiente humeur flattait son imprudence,
Et ma discrétion trompait ta confidence.
Cher Damon, je t’adjure au nom de l’amitié
Qui nous a partagé les cœurs par la moitié,
Pardonne à mon erreur. Enfin je te confesse
Que je t’ai moins aimé jadis que ma maîtresse.
Aujourd’hui que mon cœur penche à sa guérison,
Comparant ta franchise avec ma trahison,
Ses imperfections avec ton mérite,
Je crains qu’en m’excusant mon péché ne t’irrite.
Depuis que mes regards ont découvert le jour,
Que je me suis ôté le bandeau de l’amour,
Je commence à tout voir d’un différent visage,
Je ramène mes sens à leur premier usage,
Je connais de ton cœur qu’il vaut mille fois mieux
Que l’éclat de son teint ni les traits de ses yeux.
Damon, j’ai vu depuis d’une claire apparence
Qu’en toi seul j’ai plus d’aise et d’heur et d’assurance
Que je n’en puis trouver dans ces liens honteux
Où le mal est certain et le plaisir douteux.
En la plus belle ardeur où je puis voir Caliste,
Mon âme y sent toujours quelque chose de triste,
Toujours quelque soupçon rebute mon désir
Et m’empêche d’y prendre un absolu plaisir.
Dans ces molles fureurs qui m’allaient rendre infâme,
Certains enchantements enveloppaient mon âme,
Tous mes sens égarés prenaient un autre cours,
Déjà je n’avais rien de libre en mon discours.
Ces plaisirs qu’aime tant notre commun génie,
S’étaient laissés surprendre à cette tyrannie:
Je ne goûtais plus rien qui ne me fût amer,
Tant l’esprit par le corps s’était laissé charmer.
Tu m’as vu quelquefois toute la nuit entière
Rêver profondément sans aucune matière.
N’as-tu point remarqué diminuer mes sens?
N’ai-je point fait depuis des vers plus languissants?
Crois que j’ai bien souffert, et que cette aventure
Avait si puissamment étourdi ma nature
Qu’encore un mois ou deux, à force d’endurer,
Mes pauvres sens usés ne pouvaient plus durer.
Si son dernier mépris ne m’eût donné ma grâce,
Je m’en allais mourir comme mourut le Tasse.
Puisque j’en suis sauvé (car ces vers sont témoins
Que je ne l’aime plus puisque je l’aime moins:
D’un sommet relevé, lorsque le pied nous glisse,
On trébuche toujours du faîte au précipice),
Puisque j’en suis dehors je te laisse à choisir
L’objet que tu voudras prescrire à mon désir,
Et si tu veux complaire à ma dernière envie,
Cher Damon, prends le soin de gouverner ma vie.

Parmi ces 4 propositions, quel grand poète est l'auteur de ces vers ?
 
 
 
 

Commentaires

  1. combien y'a t-il de pages de la poésie le pauvre pion.

  2. Bonjour Léa. Je suppose que vous parlez du Pauvre Pion de Francis Jammes. Il est sûrement repris sur de très nombreux sites, en effet.

  3. je vous invite à la soirée "les poètes des Printemps" le 8 avril au Kibélé, 12 rue de l'Echiquier(10e Paris): c'est à 19h30; soirée interactive: rens. anne.quercy@gmail.com

  4. Bonsoir Alexandre, hier soir je vous ai envoyé 3 poèmes par courrier gmail, j'espère que vous le avez recu, je vien d'entrer enfin sur cette page. bravo elle est très bien faite. Merci beaucoup poour les paroles de la romance de maître Patelain. Cordialement. Maria Dolores
    dolores.martincid82@gmail.com

  5. Plus je navigue sur votre page UnJourUnPoème, plus je la trouve interessante et plus je l'aime et le plus curieux c' est qu' à force de lire tous ces poèmes, il me prend une envie folle d' en écrire beaucoup d' autres. Au fait sur ma page de poésie je viens d' écrire Qu' est-ce l' amitié, poème que je vous ai envoyé par courrier @gmail.com.
    Cordialement Maria Dolores.

  6. web4all.fr ça déconne quand même pas mal ! online.fr a l'air mieux

  7. Web4All est une association. J'aime beaucoup leur philosophie, et même s'il y a régulièrement des problèmes, je préfère continuer avec eux.

  8. ah d'accord je comprends !

  9. j'aime beaucoup ce poème jais vraiment aimer je m'appelle fatou jais 10ans
    je suis en cm1 jais vraiment aimer se poème merci de m'avoir écouter

  10. j'aime beaucoup ce poème jais vraiment aimer je m'appelle sarah jais 9ans
    je suis en cm1 jais vraiment aimer se poème merci de m'avoir écouter

  11. chaque jour je commence ma journée par lire votre poème du jour.J'aime....

  12. c est vrai que ses bien je m appelle janna j ai 8 ans bientot 9ans c est vrai quand on lis sa nous fait progresser

  13. Bonjour, j'aime bocou votre page je men sert pour reviser mes poeme que je doit aprendre pour les cours...

  14. 999 "And certainly it was not much personal towards their staff," Love claimed. Dove is simply not into trend.
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  15. svp aidez moi a rempli ma page. je me presente, ecris des poemes. mais rien ne se fait. je vous en supplie aidez moi. merci a ceux qui reagisseront.

  16. j'ai adoré ce poeme de hugo;c'était hyper génial

  17. mama mia

  18. Fatal error

  19. salut ! je suis très content , mais à qui peux envoiyer mes pœmes

  20. Je tiens compte à tout cela,j'aimerai vous solicité à me soutenir en contrubuant à mon oeuvre pour acceder dans ce domaine poétique Julchrist-Maliono +242-064792941/055109134

  21. QUE PENSEZ VOUS DE CE POEME ?

    Le Poème
    Le Poème est une emblème
    Belle comme un bohème.
    Quand j'ai des problèmes
    le poème m’emmène au loin,
    Sur l'île là ou il m'aime.
    Et ô que j'aime les Poèmes.
    Non par leurs rîmes mais par leurs crimes !
    Et leurs c'est d'être magnifiques !

  22. J'ai aimé ce poéme

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