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Jeu du poème anonyme

Le poème dont l'auteur est à identifier ...

Extrait

… Voici la mort du ciel en l’effort douloureux
Qui lui noircit la bouche et fait saigner les yeux.
Le Ciel gémit d’ahan ; tous ses nerfs se retirent ;
Ses poumons près à près sans relâche respirent.
Le Soleil vêt de noir le bel or de ses feux ;
Le bel oeil de ce monde est privé de ses yeux.
L’âme de tant de fleurs n’est plus épanouie ;
Il n’y a plus de vie au principe de vie.
Et, comme un corps humain est tout mort terrassé
Dès que du moindre coup au coeur il est frappé,
Ainsi faut que le monde et meure et se confonde
Dès la moindre blessure au Soleil, coeur du monde.
La Lune perd l’argent de son teint clair et blanc,
La Lune tourne en haut son visage de sang ;
Toute étoile se meurt ; les prophètes fidèles
Du Destin vont souffrir éclipses éternelles ;
Tout se cache de peur ; le feu s’enfuit dans l’air,
L’air en l’eau, l’eau en terre ; au funèbre mêlé
Tout beau perd sa couleur ; et voici tout de mêmes
A la pâleur d’en haut tant de visages blêmes
Prennent l’impression de ces feux obscurcis,
Tels qu’on voit au fourneau paraître les transis.
Mais plus, comme les fils du ciel ont au visage
La forme de leur chef, de Christ la vive image,
Les autres de leur père ont le train et les traits,
Du prince Belzebud véritables portraits.
A la première mort ils furent effroyables,
La seconde redouble, où les abominables
Crient aux monts cornus :  » Ô Monts, que faites-vous ?
Ebranlez vos rochers et vous crevez sur nous ;
Cachez-nous, et cachez l’opprobre et l’infamie
Qui, comme chiens, nous met hors la cité de vie ;
Cachez-nous pour ne voir la haute majesté
De l’Agneau triomphant sur le trône monté.  »

… Ô enfants de ce siècle, ô abusés moqueurs,
Imployables esprits, incorrigibles coeurs,
Vos esprits trouveront en la fosse profonde
Vrai ce qu’ils ont pensé une fable en ce monde.
Ils languiront en vain de regret sans merci.
Votre âme à sa mesure enflera de souci.
Qui vous consolera ? L’ami qui se désole
Vous grincera les dents au lieu de la parole.
Les Saints vous aimaient-ils ? Un abîme est entre eux ;
Leur chair ne s’émeut plus, vous êtes odieux.
Mais n’espérez-vous point fin à votre souffrance ?
Point n’éclaire aux enfers l’aube de l’espérance.
Dieu aurait-il sans fin éloigné sa merci ?
Qui a péché sans fin souffre sans fin aussi.
La clémence de Dieu fait au ciel son office,
Il déploie aux enfers son ire et sa justice.
Mais le feu ensoufré, si grand, si violent,
Ne détruira-t-il pas les corps en les brûlant ?
Non, Dieu les gardera entiers à la vengeance.

… Transis, désesperés, il n’y a plus de mort
Qui soit pour votre mer des orages le port.
Que si vos yeux de feu jettent l’ardente vue
A l’espoir du poignard, le poignard plus ne tue.
Que la mort (direz-vous) était un doux plaisir
La mort morte ne peut vous tuer, vous saisir.
Voulez-vous du poison ? en vain cet artifice.
Vous vous précipitez ? en vain le précipice.
Courez au feu brûler, le feu vous gèlera ;
Noyez-vous, l’eau est feu, l’eau vous embrasera ;
La peste n’aura plus de vous miséricorde ;
Etranglez-vous, en vain vous tordez une corde ;
Criez après l’enfer, de l’enfer il ne sort
Que l’éternelle soif de l’impossible mort.
Vous vous plaigniez des feux : combien de fois votre âme
Désirera n’avoir affaire qu’à la flamme !
Vos yeux sont des charbons qui embrasent et fument,
Vos dents sont des cailloux qui en grinçants s’allument.
Dieu s’irrite en vos cris et au faux repentir,
Qui n’a pu commencer que dedans le sentir.
Ce feu, par vos côtés ravageant et courant,
Fera revivre encor ce qu’il va dévorant ;
Le chariot de Dieu, son torrent et sa grêle,
Mêlent la dure vie et la mort pêle-mêle.
Aboyez comme chiens, hurlez en vos tourments,
L’abîme ne répond que d’autres hurlements ;
Les Satans découplés d’ongles et dents tranchantes
Sans mort déchireront leurs proies renaissantes ;
Ces Démons tourmentants hurleront tourmentés ;
Leurs fronts sillonneront ferrés de cruautés ;
Leurs yeux étincelants auront la même image
Que vous aviez baignants dans le sang du carnage ;
Leurs visages transis, tyrans, vous transiront,
Ils vengeront sur vous ce qu’ils endureront.
Ô malheur des malheurs, quand tels bourreaux mesurent
La force de leurs coups aux grands coups qu’ils endurent !…

Parmi ces 4 propositions, quel grand poète est l'auteur de ces vers ?
 
 
 
 

Commentaires

  1. combien y'a t-il de pages de la poésie le pauvre pion.

  2. Bonjour Léa. Je suppose que vous parlez du Pauvre Pion de Francis Jammes. Il est sûrement repris sur de très nombreux sites, en effet.

  3. je vous invite à la soirée "les poètes des Printemps" le 8 avril au Kibélé, 12 rue de l'Echiquier(10e Paris): c'est à 19h30; soirée interactive: rens. anne.quercy@gmail.com

  4. Bonsoir Alexandre, hier soir je vous ai envoyé 3 poèmes par courrier gmail, j'espère que vous le avez recu, je vien d'entrer enfin sur cette page. bravo elle est très bien faite. Merci beaucoup poour les paroles de la romance de maître Patelain. Cordialement. Maria Dolores
    dolores.martincid82@gmail.com

  5. Plus je navigue sur votre page UnJourUnPoème, plus je la trouve interessante et plus je l'aime et le plus curieux c' est qu' à force de lire tous ces poèmes, il me prend une envie folle d' en écrire beaucoup d' autres. Au fait sur ma page de poésie je viens d' écrire Qu' est-ce l' amitié, poème que je vous ai envoyé par courrier @gmail.com.
    Cordialement Maria Dolores.

  6. web4all.fr ça déconne quand même pas mal ! online.fr a l'air mieux

  7. Web4All est une association. J'aime beaucoup leur philosophie, et même s'il y a régulièrement des problèmes, je préfère continuer avec eux.

  8. ah d'accord je comprends !

  9. j'aime beaucoup ce poème jais vraiment aimer je m'appelle fatou jais 10ans
    je suis en cm1 jais vraiment aimer se poème merci de m'avoir écouter

  10. j'aime beaucoup ce poème jais vraiment aimer je m'appelle sarah jais 9ans
    je suis en cm1 jais vraiment aimer se poème merci de m'avoir écouter

  11. chaque jour je commence ma journée par lire votre poème du jour.J'aime....

  12. c est vrai que ses bien je m appelle janna j ai 8 ans bientot 9ans c est vrai quand on lis sa nous fait progresser

  13. Bonjour, j'aime bocou votre page je men sert pour reviser mes poeme que je doit aprendre pour les cours...

  14. 999 "And certainly it was not much personal towards their staff," Love claimed. Dove is simply not into trend.
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  15. svp aidez moi a rempli ma page. je me presente, ecris des poemes. mais rien ne se fait. je vous en supplie aidez moi. merci a ceux qui reagisseront.

  16. j'ai adoré ce poeme de hugo;c'était hyper génial

  17. mama mia

  18. Fatal error

  19. salut ! je suis très content , mais à qui peux envoiyer mes pœmes

  20. Je tiens compte à tout cela,j'aimerai vous solicité à me soutenir en contrubuant à mon oeuvre pour acceder dans ce domaine poétique Julchrist-Maliono +242-064792941/055109134

  21. QUE PENSEZ VOUS DE CE POEME ?

    Le Poème
    Le Poème est une emblème
    Belle comme un bohème.
    Quand j'ai des problèmes
    le poème m’emmène au loin,
    Sur l'île là ou il m'aime.
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    Non par leurs rîmes mais par leurs crimes !
    Et leurs c'est d'être magnifiques !

  22. J'ai aimé ce poéme

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  24. Je veux un poème du corbeau et le renard

  25. Guillaume Apollinaire
    Mutation

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