Poème 'Le bateau' de leodehurlevent

Le bateau

leodehurlevent

Caboteurs fatigués, navires rouliers usés,
Cargos plus que rouillés, tankers et pétroliers
Au hasard des voyages croisaient dans leurs virées
Un bateau blanc et neuf, à la coque élancée

C’était un grand voilier qui n’était pas que beau,
Son étrave effilée fendait l’air et dans l’eau
Son sillage laissait un chemin blanc d’écume
Qu’on apercevait mieux du haut de la grande hune.

De ses voiles gonflées par un vent fort zélé
Il voguait silencieux et la croisière, sa muse,
L’emmenait d’îlots blancs vers des anses cachées
Surgissant de la brume dans la lumière diffuse.

Ainsi ce trois mâts barque sur son erre avançait
Larguant toutes ses vergues, sa misaine et son foc
Bordés par des marins philippins et malais
Aux ordres bien donnés d’un capitaine ad hoc.

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Commentaires

  1. Force de voiles
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    Marin, borde le foc, la brise est vigoureuse,
    Tu vas pouvoir bientôt gagner la haute mer ;
    Ne sois pas effrayé par les ondins pervers,
    Tu n’es point menacé par leurs ruses foireuses.

    Marin, cramponne-toi, car la vague se creuse,
    Ta nef est à présent vive comme l’éclair ;
    Le ciel est obscurci, l’orage est dans les airs,
    La barre est bien tenue par ta main rigoureuse.

    Ignore la sirène et son corps irisé,
    Par elle ton destin pourrait être brisé ;
    Ta promise t’attend, matelot, prends courage.

    Tu n’auras à manger que du poisson salé,
    Ce modeste repas sera vite avalé ;
    Mais garde bien ton cap, ne crains pas le naufrage.

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leodehurlevent

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Nom : non renseigné

Prénom : eric

Naissance : 07/09/1950

Présentation : non renseigné

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