Poème 'Le procès' de Paysan

Le procès

Paysan

Quand toute l’humanité sera au bord de l’asphyxie
Cherchant un responsable à tous ses soucis,
S’ouvrira alors le procès du millénaire
Où l’accusée sera la Terre.

Celle-ci roulera jusqu’à la barre,
Sous les hués de tous ces couards
Le juge énoncera alors les délits commis
Par cette délinquante choisie.

« Terre, nous constatons depuis quelque temps
Que les droits et acquis de l’humanité sont bafoués
Nous ne pouvons plus comme avant consommer
Ou sont les ressources que nous puisions antan ? »

La Terre, dans un grand bruit de volcans et de tonnerre
Expliquera aux humains les raisons de ce changement :
« Mes petits, vous aviez bien plus que nécessaire,
mais vous avez tout brûlé maintenant.

Vous avez siphonné toutes les sources pétrolifères
Consommé tout le gaz de mes entrailles
Coupé bien trop de bois, pollué chaque rivière
Vous avez organisé vos propres funérailles »

Le juge, surpris, se lèvera de colère,
Il oubliera son devoir d’impartialité
Parlant de sa voix de petit homme désemparé
Il rétorquera à cette masse bleu délétère :

« Pourquoi alors ne pas nous avoir prévenus,
Vous qui saviez que la bise était venue,
Que nous ne pouvions garder notre confort
Que chaque homme pourtant désire en son for ? »

« Mille fois je vous ai interpellés mes bébés
Rappelez vous donc la fonte des glaciers
Les trous dans la couche d ’ozone, les raz-de-marré
Mille fois j’ai crié, et vous m’avez ignorée.

Car, mes bons amis vous êtes devenus sourds
Aux bruits de la nature, aux signes qui vous entourent
Vous êtes devenus fous et ignorants
Vous qui pensiez être de grands savants. »

Dans la salle d’audience se fera le silence,
Pesant et lourd comme lors d’un enterrement,
Puis le juge demandera aux jurés de l’assistance
De rendre après délibération leur jugement.

Ainsi il sera fixé à notre planète son sort,
Un des jurés se lèvera solennellement
Et lira haut et fort son bout de papier blanc :
« Terre, nous vous condamnons à mort ! »

La Terre n’en sera point choquée,
Elle sortira libre comme toujours elle l’a été,
Elle ne se soucis guère de ces histoires d’humains,
Qui venaient eux même de décider de leur fin.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Paysan

Image de Paysan

Nom : Rouchès

Prénom : Bastien

Naissance : 26/04/1983

Présentation : non renseigné

Accéder à sa page de poésie

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS