Poème 'L’Immobile Beauté' de Émile VERHAEREN dans 'Les Heures d'Après-midi'

L’Immobile Beauté

Émile VERHAEREN
Recueil : "Les Heures d'Après-midi"

L’immobile beauté
Des soirs d’été,
Sur les gazons où ils s’éploient,
Nous offre le symbole
Sans geste vain, ni sans parole,
Du repos dans la joie.

Le matin jeune et ses surprises
S’en sont allés, avec les brises ;
Midi lui-même et les pans de velours
De ses vents chauds, de ses vents lourds
Ne tombe plus sur la plaine torride ;
Et voici l’heure où, lentement, le soir,
Sans que bouge la branche ou que l’étang se ride,
S’en vient, du haut des monts, dans le jardln, s’asseoir.

O la planité d’or à l’infini des eaux,
Et les arbres et leurs ombres sur les roseaux,
Et le tranquille et somptueux silence,
Dont nous goûtons alors
Si fort
L’immuable présence,
Que notre voeu serait d’en vivre ou d’en mourir
Et d’en revivre,
Comme deux coeurs, inlassablement ivres
De lumières, qui ne peuvent périr !

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Émile VERHAEREN

Portait de Émile VERHAEREN

Émile Adolphe Gustave Verhaeren, né à Saint-Amand dans la province d’Anvers, Belgique, le 21 mai 1855 et mort à Rouen le 27 novembre 1916, est un poète belge flamand, d’expression française. Dans ses poèmes influencés par le symbolisme, où il pratique le vers libre, sa conscience sociale lui fait évoquer les grandes villes... [Lire la suite]

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