Poème 'Rêveries' de Jessica

Rêveries

Jessica

J’entends une douce mélodie et à chaque fois que je l’écoute un album de souvenirs s’ouvre et s’effeuille.
Je revois mes amants. Une main qui frôle la mienne, une plage, des sourires, les feuilles d’automnes, une parole, un désir, une voix devenu lointaine, des visages, des odeurs qui s’évaporent.
Des pétales de roses jonchent sur la table de la cuisine, en tourbillon, ils s’envolent et disparaissent.
Le rythme s’accélère, je m’allonge, un mouvement continu, je songe.
Ils sont réunis à la fête, un feu d’artifice les honores de leurs présences. Nous sommes dans un immense château, aux pièces infinies, tel deux miroirs qui se regardent, sans fin, les couloirs se prolongent. Je les parcours. Je suis dans une forêt d’images, de fougères, de lianes, de vert et de sombre.
Dans le coin d’un regard, j’observe un défilé de photos, celle d’un cheval blanc, libre dans la prairie, soufflant des narines dans l’effort, l’herbe est cristalline et les diamants de l’aube parsème le paysage.
Fougue soulevant des poignées de sable, virevoltant dans l’éphémère, mes yeux se plissent, je m’enfuie, un combat de gladiateurs, passer les portes grillagées en bois, je m’envole vers le passé sans me retourner.
J’écris à la lumière des bougies une somme de stéréotypes , jupons, dentelles, noires et rouges, tournent autour de masques enchantés, laissant deviner la mort, soufflant aux amours impossibles leur fatale destinée, une goutte d’encre tombe à terre, je m’évapore dans les éclaboussures de cet univers, la musique retenti.
Un escarbot de verre se projette vers un tableau d’école, froufrous, friandises, doigts levés et je récite l’alphabet.
Je ferme les yeux. Se plisse du papier et se froisse des émotions, pliées en quatre, formant des guirlandes de sentiments.
Des pétales de roses jonchent sur la table de la cuisine, une flute à champagne, des rires qui s’oublient, des pleurs qui s’effacent, une goutte de pluie tombe à terre, je disparais dans les éclaboussures, j’inspire.
Souffle d’étoiles sur ma poitrine, poussière de paillette, j’éclate de rire dans le bain de mousse, les bulles poursuivre leur chemin dans les airs.
Je me reflète dans le tempo, plus vite et je m’abandonne, plus lent et je m’abandonne. Nous dansons sur un air célèbre, nous nous serrons, et nous vibrons comme au printemps de nos premiers amours, palpites sensations nouvelles.
Nous nous oublions, nous nous séparons. Je me laisse bercer, et la musique que j’entends s’ouvre comme un album invisible, images transparentes et souvenirs intenses.
Café au lait et moelleuses brioches en ce matin dans la campagne, fume la chaleur du liquide dans ta tasse, se profile la montagne derrière les vapeurs.
Voyages instantanées, photographies entassées, l’odeur des lilas, se condensent et s’étirent, laps de temps, capsule d’histoire envoyé dans l’espace de ma mémoire, à jamais.
Des pétales de roses jonchent sur la table de la cuisine.

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