Poème '15 – J’aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente…' de Pablo NERUDA dans 'Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Pablo NERUDA > 15 – J’aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente…

15 – J’aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente…

Pablo NERUDA
Recueil : "Vingt poèmes d'amour et une chanson désespérée"

J’aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
et tu m’entends au loin, et ma voix ne t’atteint pas.
On dirait que tes yeux se sont envolés,
et on dirait qu’un baiser t’a clos la bouche

Comme toutes les choses sont remplies de mon âme,
tu émerges des choses pleine de mon âme.
Papillon de rêve, tu ressembles à mon âme
et tu ressembles au mot : mélancolie.

J’aime quand tu te tais et que tu es comme distante.
Et tu es comme plaintive, papillon que l’on berce.
Et tu m’entends au loin, et ma voix ne t’atteint pas:
laisse-moi me taire avec ton silence.

Laisse-moi aussi te parler avec ton silence,
clair comme une lampe, simple comme un anneau.
Tu es comme la nuit, silencieuse et constellée.
Ton silence est d’étoile, si lointain et si simple.

J’aime quand tu te tais, parce que tu es comme absente,
distante et dolente, comme si tu étais morte.
Un mot alors, un sourire suffisent,
et je suis heureux, heureux que ce ne soit pas vrai.

Poème préféré des membres

Nanouchkafab44, ATOS et WetnessProtection ont ajouté ce poème parmi leurs favoris.

Commentaires

  1. Vraiment sublime
    Même si absence est évidemment difficile
    Mais cela est si vrai mais la rareté
    Est ce qui rend les choses plus belle
    Et la fin est surprenante
    Merci pour
    cette découverte

Rédiger un commentaire

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS