Poème 'Cette nuit' de YassineLePoete

Cette nuit

YassineLePoete

Cette nuit, réveillé, j’ai parlé à mes silences,
Dans l’austère chambre à coucher, au bord du lit,
Dans la pénombre, de mon âme j’ai vu l’ombre;
Elle semblait, froide, glacée, le miroir reflétait,
Ma silhouette en clair-obscur, en noir et blanc,
Dans cet univers-prison, mon corps criait à l’unisson,
À l’apogée de ma souffrance, je hurlais mon impatience,
Comme si, le temps s’arrêtait, mon esprit restait figé,
Dans ces incohérences, se surprit à s’envoler, et,
Flottant dans l’atmosphère, tout à coup se dissociait!
On dira, suspect contrit :  » ça y est, il a disjoncté,
Il croit pouvoir, délire fatal, de son corps se séparer,
Il est perdu définitif, parti dans l’irréalité, un délire:
Il a fumé, pire, un rail il s’est fait » ; c’est ecstasy,
Du crack, ou des mélanges psycho-maniaques…
Jusqu’ à ces bruits inaudibles, qu’il entendit, quand,
De là-haut, il vit son corps allongé, de plus en plus
S’amplifiaient, une étrange vérité, se faisait jour
Dans la pénombre, même l’obscurité, pour lui illuminée.
Paradoxale vérité, il avait fait la prouesse alité,
Pourtant, il baladait, tranquille, tout près du plafond,
Il s’entendait même respirer…Incroyable! Vous me direz….
Alors, pure vérité, ou mensonge qu’il rêvait? Était-ce son âme,
Son esprit, ou une rupture d’anévrisme, et, au matin,
On toucherait, son corps froid, lividité cadavérique!
Par quel étrange phénomène, a-t-il franchi l’intemporel,
Et s’évader du réel? Dans une nouvelle harmonie, libre,
Il s’envolait, là, dehors, dans les nuages, sur la ville,
Comme dans un monde d’inconnu, un état d’apesanteur,
Où il ressentait le vide, un état indéfini, nul mot pour un dit!
Était-ce une nouvelle fiction, un état somnambulique,
Pourquoi de longs conciliabules, il était hors de sa bulle.
Cette réalité nouvelle, plénitude indicible, impossible à décrire!
Dans cette état de latence, dans l’incommensurable, une unique
Certitude, son esprit, là, dissocié, s’était, on dira téléporté,
Sur Paris, la capitale, pourquoi donc, question fatale;
La beauté vantée de la dame de fer, la pyramide du Louvre,
Combien dura ce long voyage, des minutes, ou bien des heures,
quel Intérêt de raconter, car jamais on ne croira, que là-haut
Il promenait, loin de cette enveloppe charnelle, spirituelle,
Un exploit en vérité, qui restera à jamais, un inaudible secret,
Impossible à raconter, sauf à être illico, placer en HP sécurisé!
Ultime moment de délice, revenir fut un supplice,
Il fallait réintégrer, ce corps, sur lit allongé, revenir à l’équilibre,
Car cette instabilité, qui fut un moment créée, pourrait en définitive,
Signer sa mort en vérité! Alors, dans un ultime élan,
Il reprit enfin sa place, -l’avait-il vraiment quittée-
Les septiques ont leur idée…Quant aux autres, en vérité,
Peut-être ont-ils vu les anges, qui çà et là naviguaient,
Dans cette intemporalité, et méfiants, ils se sont tus,
De peur d’être mal perçus! Je le dis, cette dissociation poussée,
Fut sa chance de connaître, des rendez-vous furent donnés,
Il y a l’amour, qui vient pour les troubadours, et l’on peut conter
Fleurette, n’existent ni futur ni passé, juste l’instant d’éternité!

04/02/2016 © Copyright LAPLUME Y.L.P

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