Poème 'La Guerre' de Vilega

La Guerre

Vilega

Cher ami, j’étais triste devant cette offense
Qui rattrapa ma chair et les âpres essences
De ma vie révolue.

Sombre ami de ma mère, mystérieux inconnu,
Je revois la première fois que je t’ai vu,
Tu étais tout en chair.

Le vent soufflait si fort que l’on n’entendait guère
Que le son des trompettes annonçant la guerre
Comme un cri de détresse.

Et le coq de bruyère, ayant peu de finesse,
Rappela vite tous pour leur dernière messe,
Et s’en alla, joyeux.

Que d’amis tombés ! Ô misère, miséreux !
On n’entendait au loin plus que les coups de feu
Qui dehors faisaient rage.

Et toi, tu vins, heureux, si beau sous cet orage,
Tu me contas les vœux des gens, dans le carnage
Qui dehors faisait rage.

Mardi 15 mai 2018

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Vilega

Image de Vilega

Nom : d'Ormesson

Prénom : Henri

Naissance : 04/11/2003

Présentation : Lycéen héraultais. Né à Paris, je suis descendu dans le Sud avec mes parents à l'âge de 11 mois. Après avoir vécu huit ans à Aigues-Mortes, dans le Gard, j’habite depuis 2013 dans...

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