Poème 'La Guerre' de Vilega

La Guerre

Vilega

Cher ami, j’étais seul, seul face à cette offense
Qui dévora ma chair et les pures essences
De ma vie révolue.

Sombre ami de ma mère, mystérieux inconnu,
C’est ici que tu vins, c’est là que je t’ai vu,
— Tu étais tout en chair.

Le vent soufflait si fort que l’on n’entendait guère
Que le son des trompettes jouant le chant de guerre
Comme un cri de détresse.

Et le coq de bruyère, ayant peu de finesse,
Rappela vite tous pour leur dernière messe,
Et s’en alla, joyeux.

Que d’amis tombés ! Ô misère, miséreux !
On n’entendait au loin plus que les coups de feu
Qui dehors faisaient rage.

Et toi, tu vins, heureux, si beau dans cet orage,
Et me contas les vœux des gens dans le carnage
Qui dehors faisait rage.

Mardi 15 mai 2018

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Vilega

Image de Vilega

Nom : Pâquet

Prénom : Dorian

Naissance : 04/11/2003

Présentation : Étudiant en lettres héraultais. En 2019, j'ai obtenu le troisième prix du concours de poésie de mon lycée sur le thème "N'y a-t-il pas d'amour heureux ?", pour mon poème "Ceci...

Accéder à sa page de poésie

© 2024 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS