Poème 'Les Greniers' de Émile VERHAEREN dans 'Les Flamandes'

Les Greniers

Émile VERHAEREN
Recueil : "Les Flamandes"

Sous le manteau des toits s’étalaient les greniers
Larges, profonds, avec de géantes lignées
De solives en croix, de poutres, de sommiers,
D’où pendaient à ses fils un peuple d’araignées.

Les récoltes en tas s’y trouvaient alignées :
Les froments par quintaux, les seigles par paniers,
Les orges, de clarté poussiéreuse baignées,
L’avoine et 1e colza par monceaux réguliers.

Un silence profond et lourd, tel une mare,
S’étendait sur les grains que coupait de sa barre
Et de ses lames d’or le soleil de Juillet.

Au reste les souris toutes se tenaient coites,
Les museaux enfoncés dans leurs niches étroites,
Tandis que sur un van le grand chat blanc veillait.

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Commentaires

  1. Les pommiers
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    Au jardin de Newton sont douze grands pommiers,
    Leurs places sagement leur furent assignées ;
    Le domaine est tenu par un brave fermier,
    Nulle tâche par lui ne sera dédaignée.

    La maison du chercheur, de lumière baignée,
    Vibre d’activité, de la cave au grenier ;
    La tête du savant, de bon sens imprégnée,
    Déborde, ce matin, de songes printaniers.

    L’esprit de ce héros bien rarement s’égare,
    Il n’est pas de ceux qui n’ont rien dans le cigare ;
    Déjà, dans son enfance, il nous émerveillait.

    Dans un monde tordu son âme reste droite,
    Elle est fort rigoureuse, elle n’est pas étroite ;
    Il atteindrait la Lune, un jour, s’il l’essayait.

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