Poème 'Nomen, numen, lumen' de Victor HUGO dans 'Les Contemplations'

Nomen, numen, lumen

Victor HUGO
Recueil : "Les Contemplations"

Quand il eut terminé, quand les soleils épars,
Éblouis, du chaos montant de toutes parts,
Se furent tous rangés à leur place profonde,
Il sentit le besoin de se nommer au monde ;
Et l’être formidable et serein se leva ;
Il se dressa sur l’ombre et cria : JÉHOVAH !
Et dans l’immensité ces sept lettres tombèrent ;
Et ce sont, dans les cieux que nos yeux réverbèrent,
Au-dessus de nos fronts tremblants sous leur rayon,
Les sept astres géants du noir septentrion.

Minuit, au dolmen du Faldouet, mars 1855.

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Commentaires

  1. Trajectoires
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    Je me suis promené près des menhirs épars.
    La chanson des grillons montait de toutes parts ;
    On entendait au loin battre la mer profonde.
    Mon coeur, qui sait pourquoi, se sentait seul au monde,

    Alors je me servis un verre de calva,

    Et vers les cieux, bientôt, mon regard dériva :
    Les sept astres géants point ne se dérobèrent ;
    Baignant dans leurs rayons qui du mal nous libèrent,
    Je me sentis léger comme les papillons
    Quand Phébus les soutient du bout de ses rayons.

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