Poème 'Le Rat de ville et le Rat des champs' de Jean de LA FONTAINE dans 'Les Fables'

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Le Rat de ville et le Rat des champs

Jean de LA FONTAINE
Recueil : "Les Fables"

Autrefois le Rat de ville
Invita le Rat des champs,
D’une façon fort civile,
A des reliefs d’Ortolans.

Sur un Tapis de Turquie
Le couvert se trouva mis.
Je laisse à penser la vie
Que firent ces deux amis.

Le régal fut fort honnête,
Rien ne manquait au festin ;
Mais quelqu’un troubla la fête
Pendant qu’ils étaient en train.

A la porte de la salle
Ils entendirent du bruit :
Le Rat de ville détale ;
Son camarade le suit.

Le bruit cesse, on se retire :
Rats en campagne aussitôt ;
Et le citadin de dire :
Achevons tout notre rôt.

- C’est assez, dit le rustique ;
Demain vous viendrez chez moi :
Ce n’est pas que je me pique
De tous vos festins de Roi ;

Mais rien ne vient m’interrompre :
Je mange tout à loisir.
Adieu donc ; fi du plaisir
Que la crainte peut corrompre.

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Commentaires

  1. C est ma poesie que je prend a l ecole avec mes deux meilleurs amies = samantha et johana.

    A trés bientot en revoir

  2. Cloches de l'Hôtel de Ville
    Et vieux carillons des champs,
    Dans vos tintements tranquilles,
    De beaux jours vont s'écoulant.

    Votre son clair nous convie
    À bien des plaisirs promis,
    À profiter de la vie,
    À rencontrer nos amis.

    Pour le tournoi qui s'apprête,
    Pour la noce et le festin :
    Vous sonnez pour toute fête,
    Vous sonnez soir et matin.

    Pour les heures estivales
    Que vous marquez à grand bruit,
    Pour la paix dominicale
    Et pour la lune qui luit,

    Cloches, vous devenez lyres ;
    Quand je me réveille tôt,
    Vous avez l'air de me dire
    Des poèmes matinaux.

    Braves carillons rustiques,
    Sans ornement, sans émoi,
    Marquant des temps identiques
    Dans la chaleur et le froid ;

    Rien ne vient vous interrompre,
    Vous tintez tout à loisir,
    Semblant y prendre un plaisir
    Que rien ne saurait corrompre.

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