Poème 'Ma mère' de Émile NELLIGAN dans 'Émile Nelligan et son œuvre - Le Jardin de l'Enfance'

Ma mère

Émile NELLIGAN
Recueil : "Émile Nelligan et son œuvre - Le Jardin de l'Enfance"

Quelquefois sur ma tête elle met ses mains pures,
Blanches, ainsi que des frissons blancs de guipures.

Elle me baise au front, me parle tendrement,
D’une voix au son d’or mélancoliquement.

Elle a les yeux couleur de ma vague chimère,
Ô toute poésie, ô toute extase, ô Mère !

À l’autel de ses pieds je l’honore en pleurant,
Je suis toujours petit pour elle, quoique grand.

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jpb01 et guillaumePrevel ont ajouté ce poème parmi leurs favoris.

Commentaires

  1. Qui peut nous pardonner d'élever des chimères,
    Si ce n'est le coeur pur et serein d'une mère...

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Émile NELLIGAN

Portait de Émile NELLIGAN

Émile Nelligan (24 décembre 1879 à Montréal – 18 novembre 1941 à Montréal) est un poète canadien (québécois). Disciple du symbolisme, il a été profondément influencé par Octave Crémazie, Louis Fréchette, Charles Baudelaire, Paul Verlaine, Arthur Rimbaud, Georges Rodenbach, Maurice Rollinat et Edgar Allan Poe. Parmi les... [Lire la suite]

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