Poème 'Un oiseau chante comme une eau…' de Cécile SAUVAGE dans 'Fumées'

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Un oiseau chante comme une eau…

Cécile SAUVAGE
Recueil : "Fumées"

Un oiseau chante comme une eau
Sur des cailloux et des pervenches.
Quelle odeur de printemps s’épanche
De cette pure voix d’oiseau !

1910

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Commentaires

  1. Oiseau de jadis
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    Cet oiseau d’autrefois, je ne m’en souviens guère ;
    Ni de mes grands-parents, qui lui offraient du grain.
    Pourtant, je l’ai souvent trouvé sur mon chemin,
    Cet oiseau que j’aimais, du temps de ma grand-mère.

    Je n’oublie pas les mots que disait mon grand-père,
    Cet homme qui vivait sans peur du lendemain ;
    Il s’asseyait à table, il se versait du vin,
    Il ne songeait pas trop à son heure dernière ;

    J’écris ces quelques mots la nuit, quand il est tard,
    De ce monde agité je me tiens à l’écart,
    À peine si j’entends les cloches de l’église ;

    Mais en rêve j’entends l’oiseau que j’entrendis,
    J’écoute mon grand-père et j’aime ce qu’il dit ;
    Le rêve est coloré, si les journées sont grises.

  2. Pattes de sinople
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    Cet oiseau peut chanter tout au long de l’année,
    Pour la saison qui naît, pour la saison qui meurt,
    Pour la fleur éclatante et pour la fleur fanée ;
    Quel plaisir de l’entendre, il chante avec son coeur...

    Par mille autres chanteurs la friche est animée,
    Loin de toute richesse et loin de tout labeur ;
    Les étoiles du soir, une à une allumées,
    Semblent accompagner la nocturne rumeur.

    La chanson dit la peine et dit aussi la joie,
    Qui dans ce calme endroit l’une et l’autre se noient ;
    Le barde songe alors à ses jours révolus.

    Il a compris qu’il est un oiseau de passage,
    Et ce constat, d’ailleurs, ne le rend pas plus sage ;
    Car il ne fut jamais en quête d’absolu.

  3. Piaf-Songeur
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    Vivre est embarrassant, ce n’est pas effroyable,
    L’inconscient est farceur, mais il n’est pas cruel ;
    Répéter mille fois un geste habituel,
    C’est plutôt rassurant, ça n’a rien d’incroyable.

    Adam sans son jardin ne fut pas misérable,
    Qui bien vite accepta d’être un simple mortel ;
    Car il continua de bâtir des autels
    Et d’accomplir aussi des actions honorables.

    Ainsi sur son chemin méditait Piaf-Songeur,
    Tranquille vagabond, paisible promeneur,
    Écoutant calmement les propos de son âme.

    Ce qu’il sait de tout ça, c’est ce qui lui fut dit,
    Quand il était marmot, par de vieux érudits ;
    Ou même, quelquefois, par une noble dame.

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