Poème 'La Passion' de Georges RODENBACH dans 'La Jeunesse blanche'

La Passion

Georges RODENBACH
Recueil : "La Jeunesse blanche"

Je dis comme le Christ au jardin des Olives ;
« Ô Seigneur, mon âme est triste jusqu’à la mort ! »
Ayant beaucoup souffert, je n’ai pas de remords,
Quand je trouve, le soir, que mes mains sont fautives.

Parfums de Madeleine, où vous répandez-vous ?
Il est enfin le temps où ma belle jeunesse
Passait ? comme Jésus monté sur une ânesse
Et sentant des rameaux caresser ses genoux.

Seigneur ! J’entends hurler une foule barbare !
Déjà plus d’un Judas m’a baissé le front
Et je sens dans mon cœur que ma Croix se prépare.

Mais, pour souffrir la haine et supporter l’affront,
Seigneur, donnez-moi donc cet espoir de revivre
Dans la mélancolique éternité du Livre.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

Georges RODENBACH

Portait de Georges RODENBACH

Georges Rodenbach (né le 16 juillet 1855 à Tournai et mort le 25 décembre 1898 à Paris) était un poète symboliste et un romancier belge de la fin du XIXe siècle. Issu d’une famille bourgeoise d’origine allemande – son père, fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, est vérificateur des poids et mesures ;... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto