Poème 'Les Hosties' de Georges RODENBACH dans 'Le Miroir du ciel natal'

Les Hosties

Georges RODENBACH
Recueil : "Le Miroir du ciel natal"

I

C’est la douceur, c’est la candeur du Temps Pascal
Et, pour les âmes repenties,
Il neige des hosties…

Les vergers du ciel sont en fleurs,
Neige tiède de Floréal,
Comme celle tombant des branches
En fleurs blanches ;
Ah ! cette chute dans les cœurs
De la neige en fleur des hosties
Qui, calmement, portent en elles
Tout le printemps et la vie éternelle !

C’est comme l’instant d’une manne,
Pain de l’âme, substantiel,
Qui tomberait du ciel ;
Quel doux parfum il en émane !
Ah ! manger à son tour cette blancheur nacrée,
Ce pain de clair de lune ;
L’hostie est consacrée
Et tout Dieu est présent à la fois dans chacune.

Ô Dieu ? lui que nous invoquons ! ?
Qu’est-ce pour lui que ces métamorphoses ?
Tout l’hiver règne en chacun des flocons ;
Tout le printemps existe en chacune des roses.

II

Comment aller jusqu’à l’hostie ?
On dit : « Pas aujourd’hui ; demain… »
Et on reste dans l’apathie ;
L’encens offre de trop faibles chemins.

Restes d’encens, effacés tout de suite,
Petits chemins bleus,
Chemins sinueux
Dans cette église où ils sont comme en fuite.

Ah ! ces chemins qui s’évaporent !
Ils nous reconduiraient pourtant
Aux temps d’enfance et de foi, au bon temps !
Et nous pourrions prier encore…

De plus près, on verrait la Présence Réelle.
Mais l’encens meurt et cessent les chemins,
Chemins trop frêles,
Et compliqués comme les lignes de la main.

L’hostie est toujours là, calme et plénière ;
Les chemins d’encens ne sont plus…
Et on est les enfants perdus !
Ah ! comment arriver à la seule Lumière ?

III

La vieille église rêve en un vaste silence ;
La ville morte, avec sa tristesse, est autour ;
On en sent, comme d’un malade, la présence,
Et tout est assombri par l’ombre de la tour.

Il règne dans les nefs un jour de demi-deuil ;
On entend, au dehors, pleurer les hirondelles ;
Seuls les vitraux d’azur gardent un peu d’orgueil ;
Et la Vierge pâlit dans ses vieilles dentelles.

Tout est âgé, tout s’appauvrit ; les hauts piliers
Semblent les troncs, veufs de rameaux, d’une futaie ;
On sent une lointaine et vague odeur de plaie ;
Est-ce qu’un crucifix se mettrait à saigner ?

Ah ! cette maladive odeur de vieille église,
Fade, mais sensuelle, et qui fait qu’on défaille :
Lis, crèches de Noël dont se fane la paille,
Encens irrésolu qui meurt dans l’ombre grise ;

Vin d’or évaporé des burettes, bougies
Dont la souffrance aura racheté nos péchés ;
Et tant d’odeurs encor : les nappes défraîchies
Et les voiles de noce aux bouquets d’orangers.

Et vous aussi, votre immortelle odeur humaine,
Foule venue ici dont Dieu seul sait le compte :
Larmes du repentir et sueur de la honte,
Odeur des siècles ? lourde, et qui toujours se traîne…

Odeur de mort aussi, car tout ici se meurt !
Cette église est trop vieille et la ville est trop morte ;
Ce ne sont que tombeaux dans les nefs et le chœur,
Et combien de cercueils en ont franchi les portes !

Oui ! tout est mort ! Oui ! tout se meurt sans cesse ici :
L’encens dans le néant, aujourd’hui dans naguères ;
Les visages des vieux tableaux meurent aussi ;
Et chacun pense aux ossements des reliquaires…

IV

Oui ! c’est la mort, mais c’est aussi l’Éternité ;
Entrez, mon âme irrésolue !
Le portail vous effraie et ses démons sculptés ;
Mais l’église est toute bonté,
Et, par les vitraux noirs, un clair de lune afflue.

Ô mon âme, rien de la vie
Ne vous aura suivie
Dans cette ombre propice et que vous souhaitiez.
Les cierges ont, au loin, des remuements de lèvres
Comme s’ils vous parlaient en rêve…
Oh ! les doigts rafraîchis à l’eau des bénitiers !
C’est le refuge ;
C’est l’asile de l’Arche au milieu du déluge ;
Et voici devers vous que vole la colombe,
La colombe du Saint-Esprit.

Certes la vieille église a le froid d’une tombe
En qui le vieux pécheur qu’on était meurt sans bruit ;
On meurt au monde et on meurt à soi-même ;
On est un Lazare blême ;
Mais Jésus pleure et nous ressuscite soudain !

On renaît à la vie avec une âme neuve ;
On se lève, on est comme au milieu d’un jardin.
Qu’importe le monde ! Qu’importe
Au loin, la ville morte !
Et que sur les vitraux il pleuve,
Et que la nuit descende en ses crêpes de veuve !
Ici, il fait soleil ;
L’ostensoir en vermeil
Brille, là-bas, au fond du chœur ;
L’encens est un rideau de brume qui s’écarte…

Il semble qu’on soit mort et puis qu’on ait été
Ressuscité…
On sent, autour de soi, comme des sœurs ;
On a l’air de prier avec Marie et Marthe.

V

L’hostie au fond du chœur est une pâle lune ;
L’encens la voile d’une brume ;
Et la foule regarde, au loin, ce clair de lune.

Ô le beau clair de lune qu’est l’hostie !
Le prêtre à l’autel l’a brandie,
Et sa tonsure pâle est comme une autre hostie.

Le prêtre apparaît plus qu’humain
Avec ce clair de lune entre les mains ;
Or, dans la lune, on voit tout un visage humain.

Et dans l’hostie aussi on croit voir par moments
La face de Jésus s’ébaucher en du sang
À cause du reflet des cierges par moments.

VI

La vieille église a des vitraux tout nus
Qu’aucune peinture n’image ;
Rien que du verre en des meneaux de plomb,
C’est comme une eau sans fond
Où rien ne surnage,
Une eaux captive
Qui, d’un long passé, n’a rien retenu.

Aucun reflet, aucune image vive !
C’est comme la béante ouverture d’un puits
En qui tout roule et s’accumule :
Les prières, l’encens fané,
Les corbeilles du mois de mai,
L’orgue, le buis,
Tout ce qui fut et devient nul.

Ah ! ces vitraux, blancs comme des suaires,
Ah ! ces vitraux, tendus comme des linges,
Grands linges mortuaires
Que la pluie, au dehors,
Lessive et rince,
Linge de Véronique ou linge du Calvaire
Où tout visage est mort…

Vitraux nus !
On dirait des tombeaux de verre
Où, à peine, le soir, une cendre remue.
Ah ! toutes ces blêmes verrières !
On songe à des clairières,
Çà et là, dans une forêt.

Verre opaque où rien n’apparaît,
Vitres verdies,
Où la lune, il semble, a figé
Son pâle incendie,
Comme dans une mare.

Par les vitraux à croisillons on voit le ciel
Comme entre les feuilles d’un arbre :
Azur délimité, firmament partiel…

Mais que le ciel, à travers eux, paraît âgé !

VII

Les vitraux sans nul or
Et sans nuls personnages
Qui les imagent
Ont des rêves dont à leur guise ils se décorent.

(Les vitraux de couleur
Jamais ne se délivrent
De l’or, des vierges et des fleurs.)

Mais, eux, c’est d’une vie, enfin propre, qu’ils vivent !

Ils sont de flamme, ils sont de givre ;
Tantôt tout le soleil y meurt rouge en sa gloire,
Tantôt l’hiver miséricordieux
Brode de bouquets blancs leur verre sans histoire,
Comme si c’était la fête de Dieu.

Ils sont d’azur, ils sont d’argent ;
Les nuages vont voyageant
Dans leur verre qui s’influence comme l’eau.
À Ténèbres, ils sont foncés
Et clairs à Laudes ;
Parfois la lune y règne avec tout son halo,
Ou le couchant y fait durer ses cendres chaudes,

Vitraux récompensés d’avoir bien renoncé !

VIII

O salutaris hostia !

Les enfants de chœur ont chanté l’hostie
Avec une voix assortie
Aux ornements blancs de la sacristie.

Quel ange les initia ?
Musiciens en longues robes,
Ô soprani,
Épanchant leur chant d’aube
Comme d’un nid ;
On dirait qu’ils pépient,
Et leur chant sur celui des oiseaux se copie.

Adolescents aux têtes rases
Qui psalmodient en répons brefs ;
Le silence semble en extase
Quand leur pâle solfège
Vacille dans les nefs
Comme une neige.

Ce sont des voix presque irréelles ;
Ainsi doivent chanter les lis.
On dirait un troupeau qui bêle
Après l’hostie.

Voix des enfants de chœur,
Par qui les églises
Un moment s’angélisent.

C’est tout calme, toute blancheur
Aussi toutes sourdines,
Aussi tout nonchaloir,
Et toute la foi d’un parloir
Chez les Visitandines.

En faveur de ces pures voix
Combien de pécheurs, combien d’incrédules
Le ciel amnistia !

O salutaris hostia !

Voix par qui le concert de l’orgue s’acidule ;
Voix se pressant comme les tuiles sur un toit.
Voix des soprani :

C’est un frais jet d’eau qui monte et retombe
Et l’église en est rafraîchie ;
C’est un lustre aux tremblotantes bougies
Dont la clarté croît et décroît ;
C’est un concile de colombes ;
C’est un chant qui déferle ;
On voit le ciel à travers leur voix,
Comme à travers une perle…

L’orgue étend par-dessous un velours noir uni.

Voix des soprani
Aussi cassables que du verre,
Transparentes aussi,
Et dont la transparence enserre
? Tout en le laissant voir ?
Le beau vin d’or des Prières latines.

L’orgue dans le silence accroît ses velours noirs ;

Et les voix se combinent
Comme des fils frêles
Qui doivent aboutir à être une dentelle :
Chaque voix collabore,
Ajoute sa fleur incolore,
? Ah ! quelle harmonie il y a ! ?
Et sur l’orgue, dont le velours s’étale,
S’ajoure le cantique en dentelle totale.

O salutaris hostia !

IX

Douceur de rêver
Le soir, dans une ancienne église !

On retrouve en soi quelque avé
Comme un sachet parmi le linge d’une armoire
L’encens bleu se volatilise ;
Chaque vitrail semble un fusain inachevé.
Le silence s’unit au soir
Il flotte des senteurs fanées,
Comme si on ouvrait un cercueil de momies,
Ou le vieux tombeau des Années.

À peine quelques bruits dans l’air quiet :
Craquements, heurts, rumeurs, tout ce qui est
La respiration des choses endormies…

On rêve, on prie un peu ;
L’ombre s’accroît, grave et verdâtre ;
Oh ! si on pouvait voir Dieu,
Ne plus douter, savoir enfin !
Déjà toute l’église est sombre ;
La nuit est en chemin ;
Il n’y a plus qu’un seul vitrail opiniâtre
Où le jour lutte contre l’ombre…

Soi-même on sombre
Dans on ne sait quel rêve vague à la dérive ;
On a senti passer un geste de pardon,
Avant qu’on ne chavire, ensuite ;
On est hors du temps, dirait-on,
Comme éparpillé, comme en fuite,
Au fond d’une eau de plus en plus froide et sans rives !

Combien de temps s’est écoulé ?

L’ombre maintenant dans l’église
Est glauque et grise ;
Et on croirait songer dans un vaisseau coulé.

X

L’orgue dans le silence a soudain préludé :
Et c’est comme l’éveil d’une eau dans la campagne
Qu’un dépliement de brume et de tulle accompagne,
Une eau dont le courant est à peine ridé.

Eau pâle du clavier que d’invisibles mains
Font chanter, comme les battoirs des lavandières ;
L’orgue coule, il frissonne, il s’attarde en chemin,
Puis se décide et s’enfle ainsi qu’une rivière.

Une rivière grave et dont la largeur s’use
À rafraîchir les nefs, à jaillir dans la tour ;
Le chant, par instants, tombe avec un bruit d’écluse,
Les roseaux des tuyaux sont alignés autour.

Une rivière en qui les voix des soprani
Viennent perdre, un à un, leurs affluents débiles ;
Un silence, parfois, l’interrompt comme une île ;
Puis l’orgue recommence à couler, tout uni.

Splendeur de l’orgue : ombre et soleil, force et douceur ;
Mais la douceur d’une force de la Nature,
Un chant se profilant comme une architecture,
Comme un rocher, qui se couronne avec des fleurs.

L’orgue ! voix d’infini, voix de ciel, voix lunaires ;
Qui donc suppose encore un réel instrument ?
L’orgue est un puits sculpté où chante le tonnerre ;
L’orgue est le bruit apprivoisé d’un élément.

C’est le vent : tour à tour la brise dont s’émeuvent
Les roses, et le vaste ouragan frénétique ;
C’est l’eau : rivière qui grossit, qui devient fleuve ;
Et l’orgue croule en cataractes de musique.

Oui ! c’est un élément, dont l’humeur toujours change ;
Il a toutes les voix, câlines ou funèbres ;
À Matines il chante et il pleure à Ténèbres ;
Est-ce un chant de la Terre ou sont-ce des chœurs d’Anges ?

Ô mélodie, à peine humaine ! Elle vous frôle
Avec la douceur qu’a la lune qui se lève ;
C’est un baume, c’est une étreinte, c’est un rêve !
On se sent comme au bord de l’eau dormante un saule.

L’orgue est tour à tour rauque et confidentiel ;
Tumultueux, puis doux comme le catéchisme ;
Et, après son orage où se brisait le prisme,
Il s’apaise, et dans l’air déroule un arc-en-ciel !

L’orgue tantôt exulte et tantôt se lamente ;
Tantôt noir ? et c’est un catafalque de sons
Tantôt blanc ? et c’est la layette d’une infante…
On l’écoute comme on regarde l’horizon !

XI

Les enfants de chœur évoluent
Devant l’autel où la cire fond ;
Ils s’assemblent comme des nues,
Aux groupements de ouate,
Qui se défont et se refont.

Ils se sont donné l’accolade
Avec des gestes confidentiels,
Comme s’ils se parlaient du ciel…
Leurs rochets ont les plis d’une eau que le vent ride.

Ils s’avancent un peu timides,
Comme s’ils marchaient devant un miroir ;
Ils vont portant des encensoirs,
Des clochettes, des lanternes,
Des burettes où l’eau avec le vin alterne ;
Et tous ? devant le prêtre, en fête d’avoir bu
Et qui est alors Dieu lui-même, ?
Faisant des gestes qui caressent ou qui sèment
Ils ornementent l’air avec leurs attributs.

Lents groupements ! Poses ! Cadences !
Génuflexions unanimes !
Ballet sacré ! Sens primitif des danses !
Religieuse pantomime !
Car même l’encens, qui s’échappe
Des encensoirs d’argent,
Unit et désunit les beaux groupes changeants,
Comme avec des écharpes.

XII

Parmi les grandes cathédrales aux murs frais
C’est toute la Nature éternelle qu’on goûte ;
On y entre comme on entre dans la forêt
Dont les rameaux cintrés s’arrondissent en voûte.

Oui ! toute la Nature y règne, transposée :
Soleil de l’ostensoir ! Et l’encens peu à peu
Évaporant parmi les nefs un brouillard bleu ;
L’eau bénite répand des gouttes de rosée.

Les jardins des vitraux ont des roses trémières
Toujours en fleurs ; et les rosaces sont des paons
Immobiles, qui font la roue, au soir tombant ;
Les cierges sont du blé aux épis de lumière.

Ô Nature que les cathédrales copient !
Les orgues font le bruit du vent ; les soprani
Ont une voix qui s’aile et sort comme d’un nid ;
Dans la forêt de pierre, à leur tour ils pépient…

XIII

Les cierges lentement brûlent parmi les nefs ;
Ils ont l’air de souffrir. Peut-être souffrent-ils ?
Ils saignent, dirait-on ; ils ont des frissons brefs ;
Quel effroi fait trembler leur flamme versatile ?

Ils palpitent comme le pouls, durant la fièvre ;
Ils ont l’air de mourir en spasmes de lumière,
De la mort s’effeuillant d’une rose trémière ;
Leur feu qui bouge a des adieux comme les lèvres.

Oh ! les cierges, brûlure et pâleur ! oh ! les cires
Qui sur les chandeliers des églises expient
Et compensent le mal avec leurs flammes pies ;
Cires de qui l’orgueil est d’être des martyres !

Le crépuscule a su vos sanglantes délices,
Ô cierges, ayant l’air, dans l’air qui s’est ému,
De roseaux écorchés dont la moelle est à nu ;
Ah ! cette volupté d’augmenter son supplice !

Tous les cierges, au loin, rouvrent leurs cicatrices,
Cierges stigmatisés, au sang toujours docile
Pour laver les péchés mieux que jeûne et vigile ;
Dieu ! Que plus rien ne saigne et que l’ombre guérisse !

C’est chaque fois comme une plaie aux pieds, aux mains !
Comme une Passion du Christ qui recommence ;
Or le cierge pascal sera pire demain
Et l’Ombre va saigner, ouverte par sa Lance.

XIV

Le Banc de communion s’offre…
Ô blancheur et douceur de la nappe !
Mystiques agapes
Où le pain est toujours préparé pour les pauvres.

Pour les pauvres de tout bonheur,
Pour les âmes sans joie ;
Car c’est surtout sur la misère du cœur
Que Jésus s’apitoie.

Et il vient donc, condescendant
À tout vœu qui vers lui s’élance ;
L’hostie approche ; il est dedans…
Et les encensoirs se balancent.

Douceur du Festin délectable
Parmi des parfums et des chants ;
Qu’elle est belle, la Sainte Table !
C’est une haie en fleur un matin de printemps.

La nappe est de la toile la plus fine,
Les dentelles sont assorties ;
Tout est d’une douceur divine,
Ô layette de la naissance de l’Hostie !

Ah ! venez donc, tous les cœurs indigents,
Ceux qu’aucun amour n’a faits riches,
Ceux dont l’ennui s’afflige,
Un secours vous éclôt du ciboire d’argent.

Vous les pauvres, Jésus se donne !
Voyez, comme un écu, l’hostie
Avec son authentique effigie ;
Et c’est vraiment, dans les bouches, comme une aumône !

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Georges RODENBACH

Portait de Georges RODENBACH

Georges Rodenbach (né le 16 juillet 1855 à Tournai et mort le 25 décembre 1898 à Paris) était un poète symboliste et un romancier belge de la fin du XIXe siècle. Issu d’une famille bourgeoise d’origine allemande – son père, fonctionnaire au ministère de l’Intérieur, est vérificateur des poids et mesures ;... [Lire la suite]

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