Poème 'Tango (toi tu baises…)' de Bernard DIMEY dans 'Poèmes voyous'

Tango (toi tu baises…)

Bernard DIMEY
Recueil : "Poèmes voyous"

Toi tu baises comme un’ reine et c’est un compliment
que j’ai pas l’habitud’ de faire à la légère.
T’as que’chose et j’suis sûr qu’avec de l’entrain’ment
si tu suis mes conseils, tu peux faire une carrière
mais faut pas t’gaspiller avec n’importe qui,
rien que du premier choix, toi t’as l’genre scientifique,
et même un raffiné, avec toi c’est d’l’acquis.
V’là mon avis, t’as l’don, te manqu’ que la technique.

Un’ belle anatomie quand on sait s’en servir
ça vous enrichit mieux qu’ d’avoir fair des études,
mais les admirateurs, il faut bien s’les choisir ;
toi t’auras vit’ compris, juste un peu d’habitude…
Les gonzesses on peut dir’ que j’connais la question,
j’ai connu des championn’s mais toi tu les bats toutes.
Mêm’ quand tu parles pas t’as d’la conversation.
Heureusement qu’ le hasard m’a placé sur ta route…

Les rousses on a beau dire, dès qu’il s’agit d’baiser,
ell’s ont ça dans la peau, y’a rien à leur apprendre,
C’est pas plutôt fini qu’il faudrait r’commencer,
mais toi tu m’as surpris et j’suis dur à surprendre.
Tu m’fous la chair de poule, j’os’ même pus t’regarder ;
il suffit qu’ tu t’approches et me v’là dans les transes,
il va s’passer que’qu’chose et ça va pas tarder.
Allez viens mon amour ; amèn’-toi qu’on r’commence.

Poème préféré des membres

ATOS a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Anatomie d’un monstre
    ----------

    Son aspect corporel, il n’a pu le choisir,
    Sa tête est minuscule, et cela, ça l’ennuie ;
    Son corps péniblement sur ses jambes s’appuie,
    Il a bien de la peine à prendre du plaisir.

    Ses mains n’ont pas de doigts, il ne peut rien saisir,
    Son maigre poil ne peut l’abriter de la pluie ;
    Ses fragiles poumons se sont emplis de suie,
    Son âme ne peut plus éprouver de désir.

    Or, de tous ces malheurs, jamais il ne se fâche,
    Il peut même accomplir une modeste tâche ;
    D’un certain réconfort c’est le commencement.

    Quelquefois, dans la foule, un visage l’attire ;
    Il s’en approche alors et sourit doucement,
    Rêvant de retrouver ses talents de satyre.

Rédiger un commentaire

© 2022 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS