Poème 'Agapes' de parfaitoxymore

Agapes

parfaitoxymore

Je veux, ma muse, t’offrir un poème érotique
Inspiré par des heures aussi tendres qu’épiques…
Les vers des délices humides et poisseux,
Le culte charnel, primal et uligineux,
où les langues goutent les sexes palpitants,
Abandonnant l’esprit et le corps pantelants.
Qu’elles lèchent, fouillent ou alors enfouissent
Qu’elles prodiguent ou les douceurs ou les sévices,
J’y chante aussi la lubrification orgiaque,
Une ode à nos salives, en strophes élégiaques.

I

Ma main s’efface dans la nuit de ta chevelure
L’autre main s’égare du visage à la croupe,
Et à ma queue mène ta bouche cette coupe,
Que doucement j’approche, pesant sur l’encolure

J’éprouve très fort ainsi la résistance souple
Des muscles coulissants sous ta parfaite peau
Et comme le ploiement de ta nuque est beau
Se modelant sur ma paume comme deux moitiés d’un couple

Ensuite le gouffre doux dont les voraces lèvres
Engloutissent l’ardeur de ma hampe tendue
Et, dans le flux ruisselant de leurs sucs, l’exténue,
Et leurs reflux sauvages, et leurs touchers d’orfèvre…

Tes paupières mi-closes voilent un regard perdu
Tandis que se repait de ma luisante érection
La fleur de ton visage dont sourdent les sécrétions
Et coulent les filets jusque sur tes seins nus…

Salivation… Ta suave sève m’est extase
Déverse, ma belle, sa viscosité fluviale
Répand la, vestale sombre, de la labiale
Et pulpeuse vasque dont elle s’extravase…

Oh ma féline amante comme tu honores
Ma saillie que tu tiens, offerte et frémissante…
Qu’encore une fois m’ensevelissent tes luisantes
Et tendres lèvres que j’embrasse et que j’adore…

II

Ouvre, belle amante, ces cuisses de femelle
Qu’elles m’avalent, me laissent choir en leurs abysses
M’abimer jusqu’au fond et plonger au calice,
Que ma langue s’immisce et livre son duel

Ai-je dit la chaire la plus tendre, la plus fragile,
Celle du capuchon délicat, l’habillage
Du ton clitoris, minuscule coquillage
Qui appelle ma langue et la rend indocile ?

Offre-moi cette fleur, que s’ouvrent ses pétales,
Que j’en goute le pistil, en tète l’étamine,
Que m’entêtent ses nectars et que je butine
Comme l’abeille ce miel dont le sel n’a d’égal.

Que perlent ses gouttes délicates, qu’elles délectent
Ma bouche qui les cherche, qu’en sa longue caresse
Ta mouvante vulve reçoive l’assaut de tendresse
Mêlée de folie dans mes baisers qui l’humectent.

Et que s’écoulent leurs substances en ruisseaux,
Dans la vallée curviligne de tes cuisses,
Qu’y dévalent les fluides translucides, que glissent
Du mont de Venus à ton divin cul ces eaux,

Que s’insinue partout cette ambroisie épaisse,
Tout au long de l’intime ligne que dessine
cet axe sublime de symétrie féminine,
De la fente de l’huis à la faille des fesses.

Cette inondation, cette lave non contenue
Cette physiologie juteuse et translucide,
M’enivre tout entier de sa chute liquide
Sur cet écartement de ton beau sexe nu …

Vois ma douce en quel état reste mon cerveau
Durant ces jours baissés comme un lourd rideau,
Obsédé par ton souvenir, tirant sur sa laisse
Comme un chien rendu fou de désir et que pressent
Ses sens, excités par ton luxe qu’il a gouté,
Son corps, qui vit la lumière et s’en voit privé.
L’animal qu’en moi tu révèles et déchaines
Ne se laisse pas dompter, refusant qu’on l’enchaine
J’ai l’âme du cerf en rut quand il cherche sa biche
Je piaffe comme l’étalon attendant sa pouliche,
Je gronde comme le tigre approchant la tigresse,
Je suis aussi un homme qu’inspire une déesse,
Vois ces mots trempés que pour t’écrire je lape
Dans la mémoire d’un corps que marquent nos agapes.

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