Poème 'Poème grenadingue' de parfaitoxymore

Poème grenadingue

parfaitoxymore

Depuis ton arrivée c’est comme une obsession,
Je m’improvise poète, compose comme un dingue,
Je me vois emporté par une lame de fond,
Les amarres ont lâché, ainsi que les élingues.

Les cadrans sont brisés, les aiguilles sont dans l’rouge,
J’ai le cerveau qui s’emballe, fonçant à toute berzingue,
Et mitraille à tout va le moindre mot qui bouge,
Je cour dans tous les sens, en brandissant mes flingues.

De partout ça fume, les murs craquent, le sol tremble,
Ma cabine est en miette, tous les morceaux valdinguent,
C’est un tremblement de terre ou ça y ressemble,
Un tsunami au moins, si fort qu’il me dézingue.

En planant vers chez moi, je me sens all alone
Des trous d’air incessants me secouent la carlingue
D’où je te vois assise dans l’œil du cyclone
Ballotant mon coucou qui sûrement se déglingue

Le parachute est coincé, J’écris en chute libre,
Je voudrais la séduire, pas que lui faire du gringue,
Sentir sur moi ses yeux qui me brulent jusqu’aux fibres,
Il faut des nerfs d’acier pour ce dans quoi j’ m’embringue.

Mais…

Un plus vaste horizon pour mon pays exsangue
Emerge de ce chaos sur lequel je bourlingue,
Tu m’es un nouveau monde, une nouvelle langue,
Je t’apprends lentement et veux devenir bilingue.

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