Poème 'Alerte au C.U.L.' de PhulanKile

Alerte au C.U.L.

PhulanKile

Mes amis se meurent alors que
meurent la vipère en leurs cœurs.
La douce béatitude de l’habitude n’a plus
cours dans les cours d’immeubles en
bas de leurs tours alors je dois croire
à l’osmose des cœurs putréfiés pour voir
encore quelques raisons d’espérer.
Alors que tout nous pousse sur l’autoroute
désespérée, des bifurcations bidons nous éloignant
un peu plus du bonheur d’être cons.
Ohé les amis pourquoi encore et encore
désespérer lorsque la mouche vole encore
la fourmi à terre et le puceron dans le chien,
la chenille meure et moi je me sens bien.
Non! Pas même! Puisque je ne suis rien
sans vous, mon plus fidèle, mon plus cher bien.
Mais bon, est-ce que tout est déjà vain. Si oui
sûrement, il me reste l’espoir de croire en vain
en vous encore, et toujours, à jamais, humain.
Qu’est ça fasse que nul ne se sente bien
Qu’est ça fasse que moi non plus
et me saoule pour rien. La rigole de nos sangs
se mêle malgré tout dans l’océan d’airain.
Nous sommes fous et alors! C’est bien, c’est vain
Il est si dommage que les paroles s’évacuent de
nos cœurs se parlant sans ressentir
leurs battements vains qui entretiennent
nos corps qui entretiennent la vision de Maldoror.

Dimanche 27 mars 2005

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