Poème 'La blessure' de Odilon-Jean PÉRIER dans 'Le promeneur'

La blessure

Odilon-Jean PÉRIER
Recueil : "Le promeneur"

A René Purnal

Les mains dans le brouillard et mon orgueil en bouche
Comme une bête tient sa proie ou ses petits,
Je respire, je vais. Le monde me saisit,
Les couleurs de la vie autour de moi se couchent.

Bariolé de sang, chargé d’un picador,
Le cheval éventré trébuche dans sa traîne.
Ainsi je porte au dos mon brillant capitaine,
Je sens les éperons d’un ange chercheur d’or.

Mais la belle vivante aux mains immaculées,
De feuillage, de ciel, et de formes ailées
Couvre le champ désert où je plantais mon pic.

Filon d’or égaré sous l’herbe, qui scintille !
Faiblesses de l’amour dans un jardin public…
- L’ange que je portais saigne comme une fille.

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Odilon-Jean PÉRIER

Portait de Odilon-Jean PÉRIER

Odilon-Jean Périer est un poète belge d’expression française né à Bruxelles le 9 mars 1901 et mort à Bruxelles le 22 février 1928. De son vrai nom Jean Périer, il choisit le pseudonyme Jean-Odilon Périer pour éviter la confusion avec un acteur célèbre de son époque.
Fils de banquier et petit-fils du général... [Lire la suite]

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