Poème 'Mon ami l’orphelin' de Eric25

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Mon ami l’orphelin

Eric25

Je revois l’orphelinat, les longs murs blanchis à la chaux
Placé chez les soeurs, j’étais l’un de ses fantômes de fièvre
Orphelin d’amour, comme Gavroche ou Cosette
Ma mère en cure de sommeil et mes nuits de veille.

Je vous ai croisés, enfants de souffrance, enfants de misère
J’ai partagé vos jours, froids ou humides, toujours tristes.
Comme vous, j’essayais de rejoindre mes rêves : un père, une mère
L’étude, du matin au soir, la solitude, du soir au matin.

Tu te souviens de moi, ami orphelin ?
Je revois tes grands yeux, perdus sur ton visage
Et ce train lourd que l’on poussait sur ses rails
Ce train que nos rêves menaient à une vie de parents.

Tu ne savais pas parler, tu ne pouvais pas
A travers tes larmes, tes cris, ta peur du silence
De ce grand bâtiment gris au milieu de nulle part
Dans cette ville de province où les soeurs grimaçaient…

Je me souviens, ami orphelin, de notre attente
Des dimanches où « les parents » viennent visiter
Nous allions alors en promenade avec « les gens »
Ce n’étaient pas nos parents, mais on y croyait si fort…

J’espère que tu es devenu quelqu’un, ami orphelin,
Que toi aussi tu as fondé une famille
Prends soin de tes enfants : évite avec eux les mauvais rêves
Les dortoirs perdus, les soeurs absentes, l’amour non connu.

Juillet 2018.

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