Poème 'Pour une Dame qui filait' de Georges de SCUDÉRY

Pour une Dame qui filait

Georges de SCUDÉRY

Plus charmante qu’Omphale et plus que Déjanire,
Philis en se jouant pirouette un fuseau,
Mais un fuseau d’ébène, aussi riche que beau,
Mais d’un air si galant qu’on ne le saurait dire.

Il tourne, il se grossit ; de celui qu’elle tire
Il descend ; il remonte et descend de nouveau,
Et de ses doigts d’albâtre elle trempe dans l’eau
Cet invisible fil que Pallas même admire.

L’objet impérieux qui me donne des lois
Égale sa quenouille aux sceptres des grands rois
Et son noble travail est digne d’un monarque.

Aussi depuis le temps qu’elle file toujours,
C’est de la belle main de cette belle Parque
Que dépend mon destin et le fil de mes jours.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Joliment rempli de sous-entendus :-)

  2. Et le titre est un contrepet :

    « Pour une Femme qui dealait ».

Rédiger un commentaire

© 2019 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS