Poème 'Sonnet de Sainte Thérèse à Jésus crucifié' de Charles-Augustin SAINTE-BEUVE dans 'Pensées d'août'

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Sonnet de Sainte Thérèse à Jésus crucifié

Charles-Augustin SAINTE-BEUVE
Recueil : "Pensées d'août"

Ce qui m’excite à t’aimer, ô mon Dieu,
Ce n’est pas l’heureux ciel que mon espoir devance,
Ce qui m’excite à t’épargner l’offense,
Ce n’est pas l’enfer sombre et l’horreur de son feu !

C’est toi, mon Dieu, toi par ton libre vœu
Cloué sur cette croix où t’atteint l’insolence ;
C’est ton saint corps sous l’épine et la lance,
Où tous les aiguillons de la mort sont en jeu.

Voilà ce qui m’éprend, et d’amour si suprême,
Ô mon Dieu, que, sans ciel même, je t’aimerais ;
Que, même sans enfer, encor je te craindrais !

Tu n’as rien à donner, mon Dieu, pour que je t’aime ;
Car, si profond que soit mon espoir, en l’ôtant,
Mon amour irait seul, et t’aimerait autant !

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Commentaires

  1. Il fit sa propre croix le fils du charpentier
    Lui qui était fait pour citer les écritures
    Parcourir les chemins guérir les créatures
    Mais de son propre corps il n'a pas eu pitié
    *
    Il en eut pour longtemps sur ce sacré chantier
    Le bois des oliviers est une essence dure
    Il ne savait à qui adresser la facture
    Au père et à l'esprit peut-être par moitiés
    *
    Construisant le moyen d'entrer dans le néant
    Et aussi d'édifier même les mécréants
    Par sa résignation et sa douceur parfaites
    *
    Pour faire de l'esclave un homme moins craintif
    Pour réparer le tort du vieil Adam fautif
    Il accepta la mort qu'annonçaient les prophètes

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