Poème 'Vase' de Vide

Vase

Vide

Si je devais écrire pour dire -non! Déclamer!-
Le fond de ma bouteille qui serre mes Pensées,
Je tomberais alors, au fond du verre tassé,
Embourbé dans une marre où on ne peut ramer.

Mais l’alcool est là. Et la! Il faut le boire!
Et la bouche délassée, je commence à y voir
La tige de ces fleurs que je dois remonter
Puis le nœud de l’ombelle que je dois affronter.

Ce ciel violet de quatre et un volet
S’escalade à la main, et non pas au piolet,
Avec tact et douceur pour bien maîtriser
Les accents de la tige, les éperons biaisés.

Mais le devers est là…et le revers aussi!
Alors que la paroi de verre se rétrécit
Je me trouve inversé à la merci d’une prise,
M’en jette un petit pour résoudre cette crise.

Dans cette ascension à la voûte émeraudée
Mon corps et ma raison, au goulot ligotés,
Approcheront l’ombelle d’une main suffocante,
Toucheront les pétales d’une fleur ô charmante.

L’ivresse des montagnes où les vapeurs d’alcool
Ont enivré mes sens et rendu mon pied fol.
J’atteins la canopée complètement saoul même si
L’air est plus saint ici, car singe me voici.

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