Poème '24 – Ne reprenez, Dames, si j’ai aimé…' de Louise LABÉ dans 'Sonnets'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Louise LABÉ > 24 – Ne reprenez, Dames, si j’ai aimé…

24 – Ne reprenez, Dames, si j’ai aimé…

Louise LABÉ
Recueil : "Sonnets"

Ne reprenez, Dames, si j’ai aimé,
Si j’ai senti mille torches ardentes,
Mille travaux, mille douleurs mordantes.
Si, en pleurant, j’ai mon temps consumé,

Las ! que mon nom n’en soit par vous blamé.
Si j’ai failli, les peines sont présentes,
N’aigrissez point leurs pointes violentes :
Mais estimez qu’Amour, à point nommé,

Sans votre ardeur d’un Vulcain excuser,
Sans la beauté d’Adonis accuser,
Pourra, s’il veut, plus vous rendre amoureuses,

En ayant moins que moi d’occasion,
Et plus d’étrange et forte passion.
Et gardez-vous d’être plus malheureuses !

Poème préféré des membres

LOLICID a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Louise, à te lire, on ne peut que t’aimer ;
    Goûter, du moins, ta jolie plume ardente
    Qui, au besoin, peut se montrer mordante ;
    Et les galants qui se sont consumés

    En te servant, je ne les veux blâmer :
    Un homme à qui telle amour se présente
    Est excusé d’une ardeur violente,
    Qu’il soit fort humble, ou seigneur renommé.

Rédiger un commentaire

Louise LABÉ

Portait de Louise LABÉ

Louise Labé née Louise Charly en 1524 à Lyon, décédée le 25 avril 1566 à Parcieux-en-Dombes, est une poétesse française. Surnommée « La Belle Cordière », elle fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance.
Elle était la femme de Perin, riche marchand de cordes, qui possédait plusieurs maisons à Lyon.... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto