Poème '06 – Deux ou trois fois bienheureux le retour…' de Louise LABÉ dans 'Sonnets'

Accueil > Les poètes > Poèmes et biographie de Louise LABÉ > 06 – Deux ou trois fois bienheureux le retour…

06 – Deux ou trois fois bienheureux le retour…

Louise LABÉ
Recueil : "Sonnets"

Deux ou trois fois bienheureux le retour
De ce clair Astre, et plus heureux encore
Ce que son oeil de regarder honore.
Que celle-là recervrait un bon jour

Qu’elle pourrait se vanter d’un bon tour,
Qui baiserait le plus beau don de Flore,
Le mieux sentant que jamais vis Aurore,
Et y ferait sur ses lèvres séjour !

C’est à moi seule à qui ce bien est dû,
Pour tant de pleurs et tant de temps perdu ;
Mais, le voyant, tant lui ferai de fête,

Tant emploierai de mes yeux le pouvoir,
Pour dessus lui plus de crédit avoir,
Qu’en peu de temps ferai grande conquête.

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. Ambidestrier
    ----------------

    Fort rapide à l’aller, aussi vif au retour,
    Quand sa mission s’achève, il peut courir encore ;
    De monter ce coursier, son possesseur s’honore,
    Le jour de son achat fut vraiment un bon jour.

    De ce petit royaume, il fit vingt fois le tour,
    Il en connaît la faune, il en connaît la flore,
    Il a vu le couchant et contemplé l’aurore,
    Trouvant chaque province un aimable séjour :

    C’est le meilleur cheval, le respect lui est dû,
    Et pour son cavalier, jamais de temps perdu :
    Pour aller au combat, pour aller à la fête,

    D’une telle monture est si grand le pouvoir
    Qu’elle passe en valeur les plus nobles avoirs,
    Animal de plaisir, animal de conquête.

  2. Ambipalefroi
    --------

    Je suis un bon cheval, mais je suis un peu lourd,
    Je devrais prendre garde à ce que je dévore ;
    Mais la sobriété ne me vient pas encore,
    Je savoure aujourd’hui mon festin de ce jour.

    De l’ambidestrier j’entends les longs discours,
    Il en sait plus que moi sur la faune et la flore ;
    Il peut même chanter de vieux airs du folklore,
    Au grand amusement du Roi et de sa cour.

    J’évite, pour ma part, ce qui est trop ardu,
    Face aux difficultés je suis un peu perdu ;
    J’aime l’oisiveté, comme une brave bête.

    Aux uns va le labeur, aux autres le pouvoir,
    Dans sa sphère chacun se doit de se mouvoir,
    Sauf quelques égarés qui n’en font qu’à leur tête.

  3. Ambipavotaure improbable
    --------

    Deux chefs de taureau
    Sur ce beau corps emplumé,
    Serait-ce un de trop ?

  4. Goupil-paon de l'arc-en-ciel
    ------

    J'ai dit au corbeau
    De chanter pour mes beaux yeux,
    Ça n'a pas marché.

Rédiger un commentaire

Louise LABÉ

Portait de Louise LABÉ

Louise Labé née Louise Charly en 1524 à Lyon, décédée le 25 avril 1566 à Parcieux-en-Dombes, est une poétesse française. Surnommée « La Belle Cordière », elle fait partie des poètes en activité à Lyon pendant la Renaissance.
Elle était la femme de Perin, riche marchand de cordes, qui possédait plusieurs maisons à Lyon.... [Lire la suite]

© 2021 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS