Poème 'La Péri' de Théophile GAUTIER dans 'Poésies nouvelles et inédites'

La Péri

Théophile GAUTIER
Recueil : "Poésies nouvelles et inédites"

Toujours les Paradis ont été monotones.
La douleur est immense, et le plaisir borné,
Et Dante Alighieri n’a rien imaginé
Que de longs anges blancs avec des nimbes jaunes.
Les Musulmans ont fait du ciel un grand sérail,
Mais il faut être Turc pour un pareil travail !

Notre Péri là-haut s’ennuyait, quoique belle ;
C’est être malheureux que d’être heureux toujours.
Elle eût voulu goûter nos plaisirs, nos amours,
Être femme et souffrir ainsi qu’une mortelle.
L’éternité, c’est long ! — Qu’en faire, à moins d’aimer ?
Elle s’éprit d’Achmet : qui pourrait l’en blâmer ?

1843

Poème préféré des membres

Aucun membre n'a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

Aucun commentaire

Rédiger un commentaire

© 2018 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS