Poème 'La tige d’oeillet' de Charles-Marie LECONTE DE LISLE dans 'Odes anacréontiques'

La tige d’oeillet

Charles-Marie LECONTE DE LISLE
Recueil : "Odes anacréontiques"

Éros m’a frappé d’une tige molle
D’oeillets odorants récemment cueillis
Il fuit à travers les sombres taillis,
À travers les prés il m’entraîne et vole.
Sans une onde vive où me ranimer,
Je le suis, je cours dès l’aube vermeille ;
Mes yeux sont déjà près de se fermer,
Je meurs ; mais le Dieu me dit à l’oreille :
- Oh ! le faible coeur qui ne peut aimer ! -

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Commentaires

  1. Désinvolture
    -------------

    Éprouvant soudain une ivresse molle,
    Leconte de Lisle, en un vert taillis,
    Goûte des plaisirs récemment cueillis.
    Son esprit s"enflamme et son grand coeur vole,
    C'est son jeune temps qu'il a ranimé.

    Ah, noble rhapsode à trogne vermeille,
    Le livre d'Eros n'est jamais fermé ;
    Que Bacchus y joigne un air de sa treille,
    Tu ne dis pas non, barde bien-aimé.

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Charles-Marie LECONTE DE LISLE

Portait de Charles-Marie LECONTE DE LISLE

Charles Marie René Leconte de Lisle, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul dans l’Île Bourbon et mort le 17 juillet 1894 à Voisins, était un poète français. Leconte de Lisle passa son enfance à l’île Bourbon et en Bretagne. En 1845, il se fixa à Paris. Après quelques velléités lors des événements de 1848, il renonça... [Lire la suite]

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