Poème 'Le vœu suprême' de Charles-Marie LECONTE DE LISLE dans 'Poèmes barbares'

Le vœu suprême

Charles-Marie LECONTE DE LISLE
Recueil : "Poèmes barbares"

Certes, ce monde est vieux, presque autant que l’enfer.
Bien des siècles sont morts depuis que l’homme pleure
Et qu’un âpre désir nous consume et nous leurre,
Plus ardent que le feu sans fin et plus amer.

Le mal est de trop vivre, et la mort est meilleure,
Soit que les poings liés on se jette à la mer,
Soit qu’en face du ciel, d’un oeil ferme, et sur l’heure,
Foudroyé dans sa force, on tombe sous le fer.

Toi, dont la vieille terre est avide, je t’aime,
Brûlante effusion du brave et du martyr,
Où l’âme se retrempe au moment de partir !

Ô sang mystérieux, ô splendide baptême,
Puissé-je, aux cris hideux du vulgaire hébété,
Entrer, ceint de ta pourpre, en mon éternité !

Poème préféré des membres

ATOS a ajouté ce poème parmi ses favoris.

Commentaires

  1. L'image est très noble,
    Mais la pourpre est illusoire
    À l'instant crucial.

Rédiger un commentaire

Charles-Marie LECONTE DE LISLE

Portait de Charles-Marie LECONTE DE LISLE

Charles Marie René Leconte de Lisle, né le 22 octobre 1818 à Saint-Paul dans l’Île Bourbon et mort le 17 juillet 1894 à Voisins, était un poète français. Leconte de Lisle passa son enfance à l’île Bourbon et en Bretagne. En 1845, il se fixa à Paris. Après quelques velléités lors des événements de 1848, il renonça... [Lire la suite]

© 2017 Un Jour Un Poème - Tous droits réservés
UnJourUnPoeme sur Facebook UnJourUnPoeme sur Twitter RSS
Nos partenaires : Le Mot pour la frime | Poetiz | Permis moto